RÉGIONALE 2B

On ne dépasse pas Saint-Louis, pourtant Haneffe est revenu près

On ne dépasse pas Saint-Louis, pourtant Haneffe est revenu près

Matisse et St-Louis ont fini par s’imposer. Pascale Pierart

Mené de 25 points dans le premier quart-temps, Haneffe a su trouver les ressources pour revenir à 5 points. Mais Saint-Louis n’est pas leader pour rien. Saint-Louis - BC Haneffe : 105 - 92

Dommage! C’est ce que doivent se dire les Haneffois, à l’issue de ce match chez un des leaders du classement. Dommage, car il y avait peut-être moyen de réussir un truc.

Enfin, on dit ça quand on repense aux trois derniers quart-temps de ce match, car, à vrai dire, quand le marquoir affichait 36-11 à la 7e minute, peu avant la fin du premier quart, beaucoup se sont dit que les carottes étaient déjà cuites. Ailleurs, peut-être pas, mais à St-Louis, avec des assurances tous risques comme Kalut ou même le jeune Matisse, on ne remonte pas 25 points.

Et pourtant, les Haneffois s’y sont attelés, et ont réussi à revenir.

«Franchement, notre défense a été un peu naïve en début de match, regrettait David Beck, le coach hesbignon. Mais c’est aussi la première fois que je suis fâché ainsi sur l’arbitrage, qui a tué le match. Il a sifflé plein de fautes sur des actions où nous étions bien en place et défendions bien, et il ne les sifflait pas chez eux. Je suis vraiment fâché. Ceci a changé après la pause, les arbitres ont été plus cohérents, je tiens à le préciser, mais quand même, le mal était fait.»

En attendant, s’il rentrait à la mi-temps avec 18 points dans la vue (65-47), Haneffe était déjà revenu à 9 points (38-29) dans le deuxième, Berger et Tassin entrant un peu plus dans le match offensivement.

Et Haneffe continuait à mettre la pression. Et, grâce à l’enthousiasme d’un Fraipont, le sens du jeu d’un Berger ou l’expérience d’un Tassin, revenait à 5 points (75-70, 77-72), et si Muller faisait du bien aux siens à distance, Haneffe essayait de s’accrocher. «Mais c’est là que je suis de plus en plus content, relevait le coach local Joseph Desutter. Face à ce genre de remontées adverses, on arrive désormais à se stabiliser et à gérer. Il ne faut pas oublier ce soir qu’on jouait sans Jonathan Ventat ni Karim Awal, si important défensivement. Et nous aussi, on nous a sifflé des fautes. Si les arbitres ont beaucoup sifflé au début, je trouve que ça s’est équilibré et que cela n’a pas influencé le match.»

À partir de là, Haneffe allait rester à distance, Saint-Louis reprenant ses esprits en effet.

«Mais si Saint-Lousi a bien joué et mérite son succès, on n’a rien lâché, jamais, et ça c’est notre marque de fabrique et je suis content», concluait David Beck, après que les siens soient encore revenus de 96-80 à 98-90. C’était le dernier baroud des Haneffois, qui avaient évidemment beaucoup donné pour revenir. Et qui, rappelons-le, jouaient quand même chez un des leaders de cette R2.

Quarts temps: 10e 36-15, 20e 65-47 (29-32), 30e 89-78 (24-31), 40e 105-92 (16-14)

SAINT-LOUIS: MATISSE 24, Francœur 15, HAMAIDE 5, LOZINA 13, Ntomba 2, Mathieu 2, KALUT 26, MULLER 18

HANEFFE: N.Berger 5, M. BERGER 32, PALAZY 12, TASSIN 25, Dessart 5, MARGRAFF 5, FRAIPONT 8, Ewbank 0