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VIDÉO | Edwy Plenel dans ONPC: « Valls a le droit de ne pas aimer Mediapart »

Invité sur le plateau de l’émission On n’est pas couché sur France 2 samedi soir, Edwy Plenel, président de Mediapart, est venu présenter son dernier livre, « La Valeur de l’information ». Le journaliste n’a pas hésité à revenir sur les propos qu’avait tenus Manuel Valls après les révélations dans l’affaire Cahuzac.

Journaliste engagé, co-fondateur et président du journal en ligne Mediapart, qui célébrait cette semaine ses 10 ans d’existence, Edwy Plenel était l’invité de Laurent Ruquier. L’homme de 65 ansrevient sur la Une publié par Charlie Hebdo en novembre dernier, accusant Edwy Plenel et son journal d’avoir fermé les yeux sur les agissements présumés de Tariq Ramadan, visé aujourd’hui par deux accusations de viol. « Je le reconnaît, j’ai mal agit en réaction à cette Une », explique le journaliste avec regrets, depuis 40 ans dans la métier. « Deux journaux indépendants ne devaient pas entrer en conflit ouvert de la sorte. »

La valeur de l’information, c’est la préoccupation première de ce journal indépendant. Avec plus de 140.000 abonnés et 100.000 visiteurs unique par mois, « ce journal ne vit que du soutien de ses lecteurs. »

 

Le pluralisme de la presse

 

« Manuel Valls a le droit de ne pas aimer Mediapart, surtout quand il a beaucoup soutenu Monsieur Cahuzac face aux révélations de Mediapart et bien d’autres », a déclaré Edwy Plenel face à Laurent Ruquier. « C’est légitime, c’est le pluralisme de la presse. Mais en tant qu’homme politique ayant occupé les plus hautes fonctions de l’État, il ne peut pas dire ça. Car il s’attaque à notre Constitution. On ne peut pas être Charlie et demander qu’on interdise de débat public un journal. »

Le président de Mediapart revient également sur les attaques de Jean-Luc Mélenchon, qui avait expliqué que « la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine. » Edwy Plenel est revenu sur ces propos, défendant les journalistes indépendants. « C’est pareil sur d’autres politiques qui actuellement attaquent en bloc les médias et la presse. C’est légitime la critique de la presse, c’est légitime la critique des journalistes. Mais nous mettre tous dans le même sac, parler de « parti médiatique » comme certains disent, dire que la haine du journalisme est légitime, c’est ruiner une liberté fondamentale, qui est au service des gens. »

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