Son mari tué dans les attentats de Bruxelles, elle est retournée vivre en Angleterre «écœurée par les autorités belges»

Son mari tué dans les attentats de Bruxelles, elle est retournée vivre en Angleterre «écœurée par les autorités belges»

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Charlotte Dixon-Sutcliffe, dont le mari a été tué dans l’attentat à Maelbeek, est retournée vivre dans son pays d’origine, la Grande-Bretagne, peu après le 22 mars 2016. Constatant qu’elle n’avait reçu aucun soutien financier, administratif et moral, elle estimait ne pas avoir d’autre solution.

David Dixon, consultant en technologies de l’information et de la communication de 50 ans, fait partie des 17 personnes tuées à la station de métro Maelbeek.

Au moment des attaques, il vivait depuis quatre ans à Bruxelles avec sa femme et leur fils de 8 ans.

«Nous avions encore l’intention de rester plusieurs années, mais c’était trop difficile après les événements», se remémore aujourd’hui Charlotte Dixon-Sutcliffe depuis Nottingham, dans le centre de l’Angleterre. «Avec mon enfant autiste, je n’ai pu survivre que grâce au soutien d’un fonds d’aide britannique et de collègues de mon mari, qui nous ont aidés financièrement pendant les trois premiers mois.»

Ses demandes d’assistance psychologique pour son fils sont restées lettre morte, tout comme ses courriers au parquet fédéral, et la police ne l’a jamais contactée, affirme-t-elle. «Après plusieurs mois, j’ai enfin appris de la commission d’aide aux victimes que nous allions recevoir 7.000 euros. Finalement, je me suis dit que je ne pouvais plus rester en Belgique sous peine de me retrouver à la rue. Cinq mois après les attaques, je suis donc retournée en Angleterre.»

La seule personne que Mme Dixon-Sutcliffe dit avoir rencontrée, en fin de compte, est un fonctionnaire de l’aide aux victimes.

Ecœurée par l’attitude des autorités belges, elle ne sait pas encore si elle participera aux commémorations. «Je n’ai ressenti de leur part, comme du côté des assurances, que du mépris et de la suspicion.»

A l’image de nombreuses victimes des attentats, la Britannique déplore également de devoir continuellement se «revictimiser» pour faire valoir ses droits.