ECONOMIE

Le groupe Moury déménage de Bressoux à Ans et s’offre un bâtiment «intelligent»

L’entreprise de construction Moury, qui fête son centenaire, s’apprête à installer son siège à Ans, en quittant son siège historique de Bressoux. Le groupe construit un bâtiment dit «intelligent».

Pour fêter son centenaire, le groupe de construction belge Moury s’offrira un nouveau siège «intelligent» à Liège, d’un montant de 6 millions d’euros, a-t-il annoncé mardi dans le cadre de la 29e édition du Mipim, le salon des professionnels de l’immobilier qui se tient du 13 au 16 mars à Cannes.

L’entreprise est impliquée dans de nombreux chantiers et construction d’envergure. Citons par exemple la rénovation de la Boverie, l’hôtel de ville de Herstal, le nouveau bâtiment de Mithra à Flémalle ou d’EVS au Sart Tilman, le Campus Verviers, le Théâtre de Liège, la patinoire, l’opéra, la Médiacité, Médiarives, la tour du Forem au Val Benoit, etc.

Une partie de l’activité migrera ainsi, en 2019, de la rue du Moulin à Bressoux, siège historique du groupe, à Ans sur un site comprenant 2 000 mètres carré d’atelier et 2,200 m2 de bureaux. Le bâtiment s’implantera rue des Anglais, à deux pas de la sortie «Bonne Fortune» de l’autoroute A602.

Un bâtiment «intelligent»

Particularité du nouveau bâtiment: ses façades à énergie positive pour lesquelles la société Moury s’est tournée vers Issol, «un partenaire de choix justement rencontré au Mipim il y a 2 ans», a-t-elle souligné.

L’entreprise Issol fournira ainsi 1 240 m2 de vitrages actifs en façades et 2 100 m2 de panneaux photovoltaïques en toiture, pour une production estimée de 200 000 kWh par an, soit la consommation moyenne d’environ 40 ménages.

«Pour Issol, ce chantier est l’occasion d’appliquer sa technologie à haute valeur ajoutée sur un projet usuel de bâtiment d’entreprise», a précisé Olivier Van Langenacker, administrateur-fondateur de la société. «Jusqu’ici, nous développions des solutions de vitrage photovoltaïque sur mesure dans le cadre de projets architecturaux hors norme. Désormais, nous sommes capables de répéter ces solutions optimisées sur des bâtiments de toutes tailles», a-t-il ajouté, en assurant qu’une façade active génère des revenus de l’ordre de 30 euros par m2.