CONSOMMATION

Caméra cachée: GAIA tacle l’élevage «inhumain» des poulets vendus en grande surface

En filmant en caméra cachée les conditions de vie infernales des poulets dits «de chair» dans six élevages flamands, GAIA pointe du doigt l’absence totale de contrôle en Belgique et espère sensibiliser le grand public aux horribles «standards» vers lesquels tend notre société de consommation.

Des poulets à l’agonie, incapables de se déplacer pour accéder aux points d’eau et de nourriture, et rongés par des brûlures aux pattes et sur la peau, voilà ce que l’on peut voir dans la dernière vidéo diffusée ce mardi par l’organisation de défense des animaux.

Filmée en caméra cachée dans six élevages différents, la séquence met en lumière les conditions inhumaines («des hangars surpeuplés», des litières «souillées et humides»,...) dans lesquelles sont gavés les oiseaux.

«Un nombre incalculable de poulets agonisent, couchés sur le dos, à bout de souffle. D’autres grossissent jusqu’à tomber morts. Les cadavres jonchent le sol, parmi «les survivants», commente GAIA dans un communiqué. Avant de préciser qu’en «l’espace de 42 jours maximum, les oiseaux passent d’un poids corporel de 50 g. à plus de 2 kg en moyenne (entre 1,7 et 2,8 kg, soit une augmentation de 4.500% de leur poids initial!). Dans les années 50, les poulets n’atteignaient ce poids qu’après 120 jours.»

Caméra cachée: GAIA tacle l’élevage «inhumain» des poulets vendus en grande surface
L’organisation de défense des animaux met en lumière les conditions inhumaines dans lesquelles sont gavés les poulets. GAIA

En colère sur un «système abject d’exploitation industrielle des poulets qui est devenu la règle», l’organisation de défense des animaux - qui fustige le label belge de qualité Belplume, «une plaisanterie» - critique le législateur, incapable de faire respecter «de faibles normes minimales», mais aussi les supermarchés.

Caméra cachée: GAIA tacle l’élevage «inhumain» des poulets vendus en grande surface
L’organisation de défense des animaux met en lumière les conditions inhumaines dans lesquelles sont gavés les poulets. GAIA

«Si les images prouvent une chose, c’est que la viande de poulet est bon marché parce que ce sont les animaux qui en paient le prix, estime Michel Vandenbosch, le président de GAIA, qui appelle les grandes surfaces à prendre leurs responsabilités. Elles doivent cesser de vendre de la viande de poulet issue d’exploitations qui font autant souffrir les animaux et se fournir auprès d’élevages qui leur offrent une meilleure qualité de vie. Autrement, les supermarchés continueront à entretenir une intolérable cruauté envers les animaux.»

En attendant que les éleveurs arrêtent de concentrer toujours plus de poulets et choisissent de se tourner vers des races à croissance plus lente, GAIA invite les consommateurs à faire pression via le site internet (www.pouletbiendecheznous.be) auprès des grandes surfaces afin qu’ils accordent un plus grand respect au bien-être des animaux.