FOOTBALL

Mpoku ne ratera pas le début des play-off... grâce à Bruges

Mpoku ne ratera pas le début des play-off... grâce à Bruges

De nombreux joueurs, dont Mpoku, absent sur cette photo, s’en étaient pris à Alexandre Boucaut, à la fin de Standard-Bruges (1-1), le 25 février. Photo News

Paul-José Mpoku ne sera finalement pas poursuivi pour les débordements intervenus à la fin de Standard-Bruges. Le Parquet a retiré le dossier pour des raisons de procédure… grâce à Bruges.

Paul-José Mpoku était supposé passer devant la Commission des litiges ce mardi, en début d’après-midi et risquait une suspension qui aurait pu le priver du début des play-off. Il n’en sera finalement rien, puisque le Parquet a finalement décidé de retirer la plainte déposée contre le vice-capitaine rouche suite au rapport de l’arbitre. Pour rappel, Paul-José Mpoku avait traversé la pelouse à toute allure, à la fin du match contre Bruges (1-1), pour aller dire sa façon de penser à l’arbitre, M. Boucaut, à propos de l’égalisation brugeoise, que les Liégeois estimaient entaché d’une faute. L’arbitre avait d’ailleurs dû être entouré de stewards et membres du club liégeois pour que les choses se calment.

Le parquet s’explique

Mais voilà, Bruges a créé une nouvelle jurisprudence, début mars, dans le dossier des cris racistes à l’encontre du Carolo Francis Nganga. Le Club avait estimé que la convocation du parquet ne répondait pas aux exigences formelles du règlement de l’Union belge. Et il avait obtenu gain de cause devant la Commission des litiges d’Appel. Quelques jours avant, le dossier Mpoku avait été lancé… sans que la convocation ne soit signée, donc. «Cela ne sert donc à rien de continuer à poursuivre le joueur du Standard, explique le procureur fédéral, Marc Rubens. Il y a une nouvelle jurisprudence et il faut désormais que le procureur lui-même signe le document expliquant que telle ou telle personne est poursuivie, alors qu’avant, déposer le dossier aux greffes suffisait sans que l’on n’y trouve à redire. La motivation de la poursuite était déjà précisée par ailleurs, donc c’est juste une question de signature manquante. On se trouvait pour ce cas-ci dans une période de transition (NDLR: entre l’ancienne jurisprudence et la nouvelle). Il s’agit du seul dossier disciplinaire concerné.»

On peut supposer que, dorénavant, le parquet signera donc le document requis par le règlement. Et que les clubs dont les supporters sont coupables de cris racistes, ou dont les joueurs dépassent les limites à l’égard des arbitres, pourront être sanctionnés comme il se doit. Histoire que les choses avancent enfin.