JUDICIAIRE

Un Hensitois écope de quinze ans de prison pour le meurtre de sa femme

Un Hensitois écope de quinze ans de prison pour le meurtre de sa femme

(Illustration) n.d.

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné lundi Benoît Lorimier à une peine de quinze d'emprisonnement pour le meurtre de son épouse, Karima E. Le meurtre a été commis le 28 mars 2017 au sein du domicile familial.

Le prévenu âgé d'une quarantaine d'années, qui comparaissait détenu au procès, a poignardé à l'aide d'un couteau de cuisine son épouse dans leur maison située à Hensies. La jeune maman âgée de 34 ans s'était réfugiée chez des voisins où elle avait succombé aux quinze coups de couteau, dont trois lui ont été fatals.

Son mari Benoît Lorimier, ancien grand brûlé, avait alors ingurgité une quantité importante de médicaments et tenté de se trancher la gorge avant l'arrivée des services de secours. En aveux du meurtre de son épouse, le prévenu a été condamné, lundi devant le tribunal correctionnel de Mons, à une peine de quinze ans de prison.

Le soir du 28 mars 2017, Benoît avait appris que Karima demandait le divorce, une dispute avait éclaté. Le prévenu s'était emparé d'un couteau de cuisine d'une lame de 18 centimètres et a poignardé à quinze reprises, dont huit fois dans le dos, son épouse. Malgré la gravité de ses blessures, la victime a pris la fuite et tenté de se réfugier chez des voisins. Benoît Lorimier l'avait poursuivie avant de rebrousser chemin, de se barricader dans sa maison et tenter de suicider. Les services de police et les secours étaient arrivés à temps pour le sauver mais pas pour sauver son épouse.

Le prévenu regrette

Une fois rétabli médicalement de sa tentative de suicide, le prévenu est passé aux aveux, expliquant que son épouse était "violente à son égard", qu'il subissait des humiliations, qu'elle lui était infidèle, et qu'elle voulait divorcer. Le tribunal n'a cependant pas retenu l'excuse de provocation pour expliquer le geste meurtrier du prévenu.

Au procès, Benoît Lorimier a regretté son acte irréparable. Ses aveux répétés et confirmés ont joué en sa faveur sur la hauteur de la peine infligée. La prise de conscience la gravité de ses gestes, son amendement ainsi que la dérive conjugale ont été retenus comme circonstances atténuantes.

La chambre correctionnalisée a tenu compte de l'extrême gravité des faits, de la violence du crime, de l'explosion d'agressivité dont il a fait preuve et de sa "détermination". "Il n'avait pas d'autre volonté que de la tuer, il découle de l'enquête et des témoignages qu'il a conservé "la maîtrise" de ses actes", a relevé le tribunal.