BASKET-BALL - Coupe de la Province

Waremme et Jupille veulent écrire l’histoire

Waremme et Jupille veulent écrire l’histoire

Les Waremmiens favoris. Euh… pas sûr. Masson

Jamais le club de Waremme n’a disputé la finale de la coupe. Il rêve de l’emporter… Comme son adversaire de P2, qui n'a jamais gagné la coupe non plus et est autant... favori que lui. Étoile Jupille - ABC Waremme : (+5) - Samedi, 20h

Le moment tant attendu est arrivé. Ce week-end, tous les regards seront tournés vers la salle d’Aubel qui abritera toutes les finales de la coupe provinciale.

«Et peu importent les conditions climatiques, les rencontres auront lieu», clarifiait Marèse Joliet, la présidente du Comité provincial.

Dès lors, ce samedi soir, c’est tout le club de Waremme qui prendra la direction d’une salle où l’ambiance devrait être énorme (Jupille sera très soutenu aussi). La P1 hesbignonne tentera de décrocher la coupe contre la P2 de l’Étoile Jupille.

Un moment historique, puisqu’aucun des deux clubs n’a encore gagné cette compétition malgré une histoire assez riche.

Dès lors, impossible de ne pas aller prendre la température chez le président charismatique des Wawas, Claude Germay qui passera le relais à Luc Ceulers dans quelques jours. «Si le groupe pouvait mettre la cerise sur ce gâteau en allant décrocher la coupe, ce serait exceptionnel. Le moyen de boucler la boucle, de finir un cycle de l’histoire avant de passer à la suite.»

Une suite qui verra les Wawas changer de manière impressionnante, rompant avec les traditions, pour tenter de retrouver les divisions supérieures. Mais avant, il y a cette coupe et ce match d’exception contre une équipe qui sera prochainement championne en P2 et qui vise un doublé impressionnant.

«Soyons clairs, l’Etoile Jupille est favorite de cette rencontre. Avec 5 points d’avance, vu le parcours réussi pour en arriver à cette finale et son effectif incroyable, elle se doit d’aller au bout», lâchait un coach Snakers entre analyse et bluff pour évacuer la pression. «Non, il n’y a pas de pression pour nous! L’effectif de cette équipe P2 jouerait sans souci la tête de la P1 voire plus! Quand on réussit à sortir Aubel (à domicile) et Neuville pour se qualifier pour la finale, il faut aller au bout.»

C’est tout de même oublier que les Wawas ont sorti le Haut-Pré (leader de P1) lors du tour précédent, qu’ils ont l’avantage de jouer des matchs plus difficiles toutes les semaines et que, sur une rencotre, tout est possible.

«Au niveau du sportif, je sens le groupe très motivé. On a bien préparé la rencontre avec le retour Decerf après plus de 3 mois d’absence et un Léonard qui a été réservé.» Un pivot tenant du trophée en titre (avec Saint-Louis) et qui pourra peut-être conseiller ses coéquipiers novices pour écrire une des plus belles lignes de leur histoire.

Et Jupille? Pas mal d’observateurs, malgré son statut d’équipe de P2, le jugent favori, avec ses joueurs expérimentés et ayant évolué plus haut comme Julien Van Roy, Marc Jacot, François Lhote ou encore Peter Tandler. «Favoris? Pas du tout! répond Michel Nihon, le coach «ad vitam» de l’équipe A du club (il est à sa tête depuis 20 ans et a été huit fois champion). Parce que Waremme est une équipe de P1 et qu’il compte des joueurs d’expérience. Comme contre Aubel et Neuville, nous serons outsider!» Un outsider qui partira avec cinq points d’avance… « Oui, c’est un incontestable avantage, si on débute bien le match, comme lors des tours précédents, mais ça peut être vite résorbé aussi», enchaîne Michel Nihon. En attendant, quand on lui demande qui est le meilleur marqueur de son équipe, la réponse du coach liégeois laisse songeur. «Je ne saurais pas vous dire, car chez nous il n’y a pas de top marqueur. En fait, nous avons dix joueurs de même force, tous les postes sont dédoublés, et c’est ce qui fait notre force.»

Pas sûr que Waremme pourrait dire a même chose…