Tournai

VIDEO : Une nouvelle jeunesse pour l'Écu de France à Tournai

Propriété de la brasserie Haacht, le café-brasserie tournaisien bien connu, l’Écu de France s’est refait une beauté dans l’attente d’un repreneur. Visite des lieux en vidéo.

Fondée en 1 898 par Eugène de Ro, un ingénieur en entreprises de fermentation, la brasserie Haacht (Boortmeerbeek) met un point d’honneur à retaper ses cafés et brasseries en respectant l’histoire et l’esprit des villes dans lesquelles ils sont implantés. C’est particulièrement vrai à Tournai où elle possède une dizaine d’établissements. Elle y a récemment restauré le café de la Parenthèse, à la rue Perdue, ainsi que l’Écu de France, sur la Grand-Place.

Un dernier établissement qui, comme nous le précise notre historien local Étienne Boussemart, est abrité dans « une maison de style « Renaissance flamande » du XVIIe siècle. Celle-ci était toutefois différente avant guerre puisque l’on accédait au café en montant quelques marches ; après la libération, la façade a été démontée et descendue de façon à faire correspondre la porte d’entrée avec le niveau du sol de la Grand-place. »

Rappelons que le bâtiment avait particulièrement souffert lors du bombardement de mai 1940, comme pratiquement tous ceux qui se trouvaient autour de la place de Tournai, d’ailleurs, à l’exception du Carillon.

Propriétaire de ce café depuis sa reconstruction dans les années 50, la brasserie Haacht a profité d fait qu’il n’était plus exploité depuis quelques années pour lui redonner une âme typiquement tournaisienne. Y incluant notamment des drapeaux de corporations à l’étage et des reproductions de parties de tapisseries tournaisiennes au rez-de-chaussée, après avoir réaménagé totalement l’intérieur, déplaçant notamment l’escalier menant à la mezzanine qui prenait jadis pas mal de place à l’entrée. Notons également que la brasserie met à la disposition du futur gérant une vaste cuisine où devraient se mijoter des plats typiques de la région. La rénovation de l’ensemble aura coûté quelque 330 000 €. Si un repreneur a d’ores et déjà signé pour le bar situé à l’étage (lequel est géré indépendamment du reste), la brasserie est toujours à la recherche d’un gérant pour la brasserie du rez de chaussée.