BELGIQUE

Pas de raison d’annuler les mariages célébrés dans l’émission «Mariés au premier regard»

Pas de raison d’annuler les mariages célébrés dans l’émission «Mariés au premier regard»

Le ministre de la Justice avait été interpellé en septembre dernier par plusieurs parlementaires qui doutaient de la légalité de telles unions. RTL TVI

Le ministre de la Justice Koen Geens avait demandé au collège des procureurs généraux d’adopter une position sur l’émission de RTL-TVi «Mariés au premier regard». Aucune raison d’annuler ce genre de mariages…

Le collège des procureurs généraux ne voit aucune raison d’annuler les mariages célébrés dans l’émission «Mariés au premier regard», diffusée sur RTL-TVi, selon Sudpresse. Le ministre de la Justice Koen Geens lui avait demandé à cet organe d’adopter une position, pour l’ensemble des arrondissements judiciaires du pays, sur le principe de l’émission, dans laquelle les futurs époux se rencontrent pour la première fois le jour de leur mariage.

Le ministre de la Justice avait été interpellé en septembre dernier par plusieurs parlementaires qui doutaient de la légalité de telles unions. Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert Olivier Maingain avait notamment refusé de participer à l’émission, à la suite d’un avis du parquet de Bruxelles qui considérait qu’il pouvait y avoir suspicion de vice de consentement et une contestation de la validité.

«Le collège des procureurs généraux est d’avis qu’il n’y a pas lieu de réclamer l’annulation de ces mariages mais il faut vérifier si la loi de 1993 sur le courtage matrimonial est respectée, vu qu’une chaîne de télé se met ici à la place d’une agence matrimoniale», a indiqué Koen Geens à Sudpresse. La balle a ainsi été renvoyée au ministre de la Protection des consommateurs Kris Peeters pour un suivi approprié.

La réglementation des activités des agences matrimoniales, clubs de rencontres, etc. impose notamment l’obligation d’un contrat écrit comportant un certain nombre de précisions et de clauses ou l’instauration d’un délai de réflexion obligatoire de sept jours ouvrables durant lequel aucun paiement ne peut être exigé, rappelle Sudpresse.