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Une nouvelle procédure de départ pour les trains à partir de juin

Une nouvelle procédure de départ pour les trains à partir de juin

La SNCB annonce un changement qui va modifier les habitudes de certains de ses clients. Reporters (Illustration)

Une nouvelle procédure de départ des trains sera d’application à partir du 10 juin, a indiqué ce mercredi la CEO de la SNCB, Sophie Dutordoir, à la Chambre. Cette mesure doit contribuer à améliorer la sécurité.

La procédure actuelle prévoit qu’une seule porte, celle occupée par l’accompagnateur de train, reste ouverte lors du démarrage du convoi après le signal de départ donné par l’accompagnateur. Ce qui a comme conséquence que certains voyageurs tentent encore de monter à bord, avec parfois des agressions « assez remarquables », selon les propos de Mme Dutordoir devant la commission de l’infrastructure de la Chambre qui se penchait sur la sécurité du rail.

La nouvelle procédure impliquera que l’accompagnateur du train ferme la dernière porte en donnant le signal de départ. « Dans la plupart des cas, le train pourra partir immédiatement » si le feu d’Infrabel (le gestionnaire du réseau ferroviaire) est vert, a ajouté la CEO de la SNCB.

Sophie Dutordoir a admis que cette nouvelle procédure, couplée au non-démarrage immédiat du train, pourrait provoquer une certaine frustration parmi les voyageurs restés sur le quai. Mais la sécurité est à ce prix, a-t-elle en substance souligné.

Cette nouvelle procédure fait l’objet de tests et le personnel a entamé sa formation.

La SNCB assure investir dans tous les domaines de la sécurité

La SNCB investit largement dans le domaine de la sécurité, que ce soit sur les plans humain et matériel, mais aussi en modifiant la périodicité de l’entretien de ses trains, a assuré mercredi l’administratrice déléguée de l’entreprise ferroviaire publique, Sophie Dutordoir, en annonçant une réduction du nombre de dépassements de signaux en 2017.

En septembre 2011, après la catastrophe de Buizingen qui avait fait 19 morts le 15 février 2010, le conseil d’administration de la SNCB avait décidé d’accélérer l’adoption du système de freinage européen ETCS - et de terminer la mise en service généralisée du système moins performant TBL1+, dont le déploiement avait débuté en 2009.

Tous les engins roulants de la SNCB sont équipés depuis 2013 du TBL1+, a indiqué mercredi Mme Dutordoir en commission de l’infrastructure de la Chambre.

300 millions d’euros pour la période 2017-2023

Un objectif à moyen et long terme est d’équiper tous les engins du système européen de contrôle des trains ETCS (« European Train Control System ») d’ici fin 2023, a-t-elle ajouté.

Ce système assure la surveillance continue de la vitesse d’un train et déclenche le freinage du convoi si sa vitesse dépasse la vitesse de consigne.

Les contrats sont signés pour un montant de 300 millions d’euros pour la période 2017-2023 couverts par le plan pluriannuel d’investissements, a souligné la CEO de la société ferroviaire lors d’auditions consacrées à la sécurité du rail.

Le plan pluriannuel d’investissements 2018-2022 prévoit des montants annuels liés à la sécurité variant entre 304 millions d’euros (en 2019) à 452 millions (en 2022).