Des tableaux aux tablettes

ÉdA

La petite quarantaine, le sourire spontané, Jean-Christophe Hubert a plus d’une corde à son arc et il aime les exploiter. Cet historien de l’art accompli a changé de métier en cours de route sans pour autant l’oublier. Devenu chocolatier, il manie le talent avec brio. Sympathique rencontre.

On connaissait et on rencontre plutôt cet historien de l’art liégeois, dans le cadre de vernissage d’expos. Commissaire de nombreuses expos à succès mises sur pied dans la région et ailleurs, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la création artistique au XXe siècle. L’une de ses passions. Mais pas la seule. C’est à lui aussi que l’on doit, entre autres, la conception du musée du Chocolat Darcis à Verviers. C’est peut-être là ou ailleurs, ou avant, que l’idée lui vint de se lancer dans une autre de ses passions gourmandes: le chocolat, pardi! «Alors, je me suis formé, un peu sans rien dire à personne je l’avoue. Je nourrissais le rêve de créer ma propre chocolaterie en proposant un travail depuis la torréfaction des fèves jusqu’à la tablette, privilégier le retour aux origines du goût, des saveurs». Formé au CIRAD à Montpellier, un centre consacré à la recherche agronomique pour le développement en analyse sensorielle du chocolat et en expertise du cacao, et au Fine Cacao and Chocolate Institute de New-York, il se lance dans l’aventure, se perfectionne. Il y a quelques mois, il crée sa petite entreprise au cœur du quartier St Léonard Millessime, entouré de Marie Minne, chocolatière et d’Isabelle Gielen, diplômée en sciences sociales. «Je suis un gourmand, ça se voit, non (rires), mais surtout un puriste. Mais je reste attaché à l’art. Le chocolat s’en est aussi». En voilà un qui a su donner vie à ses passions de jolies façons.