Laetare, tradition séculaire

Office du tourisme Jalhay-Sart

Après une soirée des rôles à la salle La Grange de Sart le 2 mars, un petit saut chez les voisins de Jalhay pour le grand bal des prix le 3 mars, les Sartois et les Tiégeois seront fin prêts à défiler au Laetare le dimanche 4 mars.

Les groupes entament d’abord un tour de leur propre village dès 11 h. Ensuite, à 13 h 30, c’est le départ pour le grand cortège carnavalesque où les participants de Tiège et de Sart se rencontrent sur la route qui les séparent avant de se rendre jusqu’au village «ennemi». De part et d’autre, c’est le courrier et la bergère qui ouvrent le cortège. L’histoire de ces deux personnages remonterait au XVIIe siècle. Déjà, les carnavalistes tiégeois et sartois se croisaient en se rendant dans l’autre village lors du mardi gras. Fin du XIXe siècle, ils décident aussi de se saluer autour d’un verre au Laetare. C’est seulement en 1938 que le défilé du Mardi gras aurait été délaissé au profit du Laetare. Une autre tradition bien établie est celle des fleurs de papier de soie. Des semaines durant, les participants confectionnent des fleurs pour lesquelles ils froissent une à une des feuilles de papier coloré. Encore et encore. Des milliers de fleurs garnissent en effet chaque char et permettent au Laetare de Sart-Tiège de se démarquer des autres cortèges de la région. Dernière coutume bien ancrée: celle de finir tard dans la nuit. Une fois que la dizaine de chars, les musiciens et les participants de Tiège et de Sart ont regagné leurs pénates, la fête n’est pas finie pour autant mais se poursuit dans les salles de village.