Au Mont Mosan, même les otaries ont froid

La vague de froid implique quelques dispositions particulières pour les animaux du Mont Mosan. Le parc est cependant loin d’être en hibernation.

Dans la cafétéria du parc récréatif situé sur les hauteurs de Huy, la perruche reste perchée près du poêle. Il fait un froid polaire en ce samedi matin et elle se garde bien de se risquer une plume dehors.

On ne peut pas en dire autant pour certains autres locataires du parc qui, malgré des origines plus exotiques, s’adaptent facilement au froid. Ainsi, les wallabys et les cochons vietnamiens se promènent en plein air, comme si de rien n’était.

Paradoxalement, ce sont les otaries qui sont les plus réticentes à quitter leur refuge. «Mais ce sont des otaries de Californie, précise Sarah Witemaekers, une des soigneuses du parc. Elles s’adaptent toutefois très bien au froid même si, quand il gèle, elles préfèrent rester à l’intérieur.» Pour l’objectif de notre appareil photo, Florine, Ferdinand, Baba, Lola et Neptune daignent cependant montrer le bout de leur museau.

Mais elles savent qu’elles auront droit à une récompense; d’autant qu’en cette période hivernale, leur menu est adapté: «L’été, c’est une moyenne de 3 kg de poisson par jour, par otarie, explique Sarah Witemaekers. Et l’hiver, on passe à 5 kg, sauf pour Neptune qui est plus grosse. Elle, c’est 6,5 kg! Et comme le poisson est congelé, on doit aussi leur donner des compléments alimentaires.»

Briser la glace

Mis à part ce surcroît de nourriture, la vague de froid n’est pas un problème en soi pour le parc et ses animaux. «Ce temps froid et sec est préférable au temps humide où les animaux sont couverts de boue, précise Jean-Marc Vanberg, le directeur. Ici, avec le gel, on doit veiller à casser la glace régulièrement dans les bacs à eau et à mettre régulièrement de la paille et du foin. Mais à part ça, le froid n’est pas vraiment un problème.»

Ce n’est pas les chèvres et les poneys qui contrediront le directeur du parc car avec leur toison hivernale, ils n’hésitent pas à se balader au grand air, même quand le thermomètre plafonne sous zéro.

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Au travail

Malgré le froid, les otaries sont au travail. Notamment pour répéter le nouveau spectacle qu’elles présenteront au printemps prochain: «Ferdinand apprend à jongler avec un ballon, explique Sarah, la soigneuse. Et je fais aussi du médical training. En fonction d’un certain code, elles doivent se laisser manipuler. Ce n’est pas tellement dans un but d’exhibition mais parce que c’est important pour elles de se laisser faire si on doit leur prodiguer des soins médicaux car l’otarie est un animal qu’on ne peut pas anesthésier sous peine de faire des apnées.»

Bonne mémoire

Pas la peine pour la bande des otaries de se remémorer les figures qu’elles ont l’habitude de présenter au public. «Elles ont une très bonne mémoire. D’après les études, elles peuvent s’en souvenir jusqu’à 5 ans après une représentation.»

Sauterelles au menu

Au menu des suricates et des ouistitis, on trouve, notamment, des sauterelles. Avec comme particularité que ces insectes doivent être ingérés vivants par les ouistitis.