FRANCE

«Fermé», «fou», «malade»: les proches de Nordahl Lelandais s’expriment

«Fermé», «fou», «malade»: les proches de Nordahl Lelandais s’expriment

Les proches de Nordahl Lelandais ne comprennent pas comment l’ancien militaire a pu basculer de la sorte. AFP

Pour la première fois depuis l’arrestation de Nordahl Lelandais, un de ses amis s’exprime dans la presse. «Il doit être malade», estime-t-il dans les colonnes du «Parisien».

+ A LIRE AUSSI | Mort de la petite Maëlys : Nordahl Lelandais affirme qu’il s’expliquera ultérieurement

Quelques jours après être passé aux aveux et avoir aidé les enquêteurs à retrouver le corps sans vie de la petite Maëlys, Nordahl Lelandais intrigue par son caractère, son comportement et son silence. Pour la première fois depuis que l’ancien militaire est passé aux aveux, un de ses amis d’enfance sort du silence.

« Tous ses amis sont choqués et en colère contre lui, déclare cet ami dans les colonnes du «Parisien». Du jour au lendemain, on s’aperçoit que c’est un tueur de petite fille en fait. On imagine le monstre que ce doit être. On est tous dégoûtés, sidérés. Cela perturbe tout le monde.»

Peiné pour les parents de Maëlys, l’ami d’enfance du tueur, qui l’a longtemps défendu dans la presse, dresse désormais un portrait peu flatteur de Nordahl Lelandais. «Il s’est toujours fondu dans la masse. Il avait des amis, des copines, il participait à des soirées. Pour moi, il était complètement normal.» Aujourd’hui, l’interlocuteur du «Parisien» vomit le militaire: «ors du mariage à Pont-de-Beauvoisin, il a pris quelqu’un de fragile, de petit. Je ne sais pas ce qu’il va raconter maintenant comme connerie pour expliquer la mort de Maëlys, mais la petite, elle, n’a pas fait le trajet en voiture avec lui par accident. Et puis Nordahl a pensé à éteindre son portable. Il est prévoyant. Et s’il est prévoyant, c’est qu’il est organisé. Et qu’il sait ce qu’il fait. Il s’est débarrassé de la petite, est revenu au mariage. Il l’a fait froidement. J’imagine le monstre qu’il doit être en fait.» Un monstre qui n’en est pas à son coup d’essai, selon son ami d’enfance.

 

«

Comment as-tu pu faire ça à une enfant? Je n’ai pas de mots.

»

 

«On ne se réveille pas un matin en se disant, «Tiens, je vais tuer une gamine aujourd’hui». À mon avis, c’est quelqu’un qui a déjà tué. Il n’en est pas à son coup d’essai. Il y en a déjà eu d’autres. Il y a de fortes chances pour qu’il ait tué plusieurs personnes. J’ai vu que onze familles dont les proches ont disparu dans la région se sont regroupées récemment. Elles ont raison. Il faut gratter maintenant. Pour savoir s’il y a d’autres victimes.»

Quant à l’hospitalisation de Nordahl Lelandais depuis ce week-end, son ancien pote a son idée là-dessus: «Pour moi, il cherche à se protéger. Depuis six mois, il n’était pas à l’hôpital et n’avait pas de crises d’angoisse. Alors qu’il savait pourtant ce qu’il avait fait. Tout ça, c’est de la comédie.» Et d’ajouter: «Il faut qu’il paye pour ce qu’il a fait. Il doit être fou, il doit être taré. Oui, c’est ça, je pense que c’est un fou qui s’est bien caché pendant des années. À mon avis, il a un problème psychiatrique, un vice. Il doit être malade. Il devait savoir qu’il avait un problème, mais il ne s’est jamais confié à personne. Je pense que sa mère doit se demander pourquoi son fils ne lui en a pas parlé, comment elle a pu passer à côté de ça.»

 

«Lui demander la vérité vraie»

Depuis quelques jours, les proches de Nordahl Lelandais se sentent donc floués par l’ancien militaire. À commencer par sa mère Christiane.

«Il m’a dit: «Je t’assure Maman, je ne peux pas faire une chose pareille!» Il était mal, il était triste» explique-t-elle, désarmée, avant d’ajouter: «Il m’a dit: «Ne t’inquiète pas, c’est bon, ça va s’arranger. Ils trouveront, mais ce n’est pas moi je t’assure.»»

De son côté, Sven Lelandais, le frère du tueur français, confie avoir du mal à croire ce qu’a fait son cadet. «C’est pour cela qu’au mois d’avril, je compte aller le voir pour lui demander exactement ce qu’il s’est passé, point par point, et avoir la vérité vraie», explique-t-il dans l’émission de TF1 «Sept à huit».

Évoquant un homme «fermé» depuis peu, Sven Lelandais, qui a fui sa région pour échapper aux menaces anonymes, n’a qu’un regret: ne rien avoir pu déceler dans le comportement de son frère.