Assassinat du châtelain de Wingene - Les plaidoiries débuteront mardi et devraient durer jusqu'au 2 mars

Près d'un an après l'audience d'introduction, les plaidoiries débuteront mardi devant le tribunal correctionnel de Bruges dans l'affaire de l'assassinat du châtelain de Wingene. André Gyselbrecht (67 ans), Pierre Serry (67 ans), Evert de Clercq (54 ans) et Franciscus Larmit (40 ans) doivent répondre de l'assassinat de Stijn Saelens, tué le 31 janvier 2012 dans son château de Wingene (Flandre occidentale).

André Gyselbrecht, beau-père de Stijn Saelens, est considéré comme le commanditaire de l'assassinat du châtelain. Pierre Serry aurait agi comme intermédiaire dans la planification de l'assassinat.

Le corps de Stijn Saelens avait été découvert deux semaines après les faits près d'un chalet appartenant à M. Serry, à Maria-Aalter.

Evert de Clercq aurait, lui, joué un rôle dans le recrutement de l'exécutant présumé, Antonius van Bommel, aujourd'hui décédé. Tous deux auraient été conduits au château le jour des faits par le neveu de M. van Bommel, Franciscus Larmit. Ce dernier, quatrième prévenu du procès, aurait également aidé à enterrer le corps.

Peter Gyselbrecht, le beau-frère de la victime, n'a quant à lui pas été inculpé.

La défense avait réclamé la tenue d'un procès devant la cour d'assises et pourrait dès lors, dans sa plaidoirie, mettre en question la compétence du tribunal correctionnel.

Le procès a débuté le 9 mars 2017 mais il a pris du retard et a notamment été interrompu après la révélation qu'un ancien co-détenu néerlandais d'Evert de Clerq aurait joué le rôle d'informateur. L'affaire avait alors été renvoyée à la chambre des mises en accusation de Gand pour un nouveau contrôle des méthodes spéciales d'investigation mais la chambre des mises en accusation avait estimé qu'il ne s'agissait pas de nouvelles méthodes spéciales.

Par la suite, les avocats de MM. Gyselbrecht et Larmit ont introduit des requêtes en révocation des juges du tribunal correctionnel de Gand. Une demande qui a été rejetée par la cour d'appel de Gand, ce qui a permis la reprise du procès.

A l'origine, les plaidoiries auraient dû se tenir à la fin octobre. Elles commenceront finalement ce mardi et doivent en principe se terminer le vendredi 2 mars.