HUY

Salaire minimum à 14 euros de l’heure, la FGTB milite sur le marché de Huy

Salaire minimum à 14 euros de l’heure, la FGTB milite sur le marché de Huy

Photo d’illustration BELGA

Une vingtaine de délégués de la FGTB Liège-Huy-Waremme se sont rendus mercredi matin sur le marché local de Huy afin de mener leur campagne en faveur d’un salaire minimum pour tous.

Le syndicat plaide pour que chacun ait droit à un salaire minimum fixé à 14 euros brut de l’heure ou 2.300 euros brut par mois.

«Le salaire de nombreux citoyens leur brise le cœur», a asséné la FGTB en ce jour de Saint-Valentin, lors d’une action d’information et de sensibilisation à destination des Hutois.

«Cette rencontre avec les citoyens s’est bien passée. On leur a distribué des tracts qui reprenaient nos revendications pour un salaire minimum, accompagnés de bonbons estampillés des numéros magiques, à savoir 14 et 2.300», explique Minervina Bayon, de la FGTB.

Les passants ont de leur côté eu l’occasion de poser leurs questions, quant aux conséquences d’une telle réforme. «Beaucoup de jeunes ne disposent que d’un salaire relativement bas. Ils sont donc plus sensibles à cette action. On constate cependant qu’ils s’interrogent essentiellement sur la faisabilité d’une telle proposition», poursuit la syndicaliste.

Selon une étude réalisée par la centrale FGTB Liège-Huy-Waremme, le salaire minimum se situe à environ 1.500 euros brut par mois, soit un peu moins de 10 euros brut de l’heure.

Les citoyens rencontrés par la FGTB se sont dès lors inquiétés qu’une augmentation du salaire minimum ne pousse les entreprises à délocaliser leurs activités. La réponse des délégués syndicaux est formelle: «le salaire minimum à 14 euros (de l’heure, NDLR) touchera principalement les fonctions les moins valorisées dont les rémunérations sont les plus basses: nettoyage, aides à domicile, commerce de détail, Horeca, gardiennage… Il permettra à ces travailleurs et travailleuses d’accroitre leur consommation ce qui sera, en retour, bénéfique pour le reste de l’économie. Donner plus aux plus faibles, c’est accroitre la demande intérieure, qui est le premier moteur de notre économie.»

Pour plus d’informations: www.minimum14.be.