Quinze kilomètres séparent Anvers d’une centrale nucléaire vieillissante, rappelle Beke à De Wever

Quinze kilomètres séparent Anvers d’une centrale nucléaire vieillissante, rappelle Beke à De Wever

- BELGA

«Si j’étais le bourgmestre d’une ville située à 15 kilomètres d’une centrale nucléaire qui pourrait présenter un risque pour mes administrés, et qu’en même temps j’observe un large consensus pour se tourner vers des énergies alternatives, je ne prendrais pas le risque: j’opterais pour des alternatives durables», a déclaré vendredi le président du CD&V, Wouter Beke, sur Radio 1, en référence à son collègue de la N-VA Bart De Wever, bourgmestre d’Anvers.

Le président de la N-VA désire prolonger la durée de vie des centrales nucléaires belges, alors qu’une loi prévoit leur fermeture pour 2025 et que cette dernière a été confirmée dans le pacte énergétique. Si toutes les centrales ferment, affirme la N-VA, le pays devra faire face à des problèmes concernant la sécurité de l’approvisionnement et le coût de l’énergie. Bart De Wever veut ainsi faire de la prolongation des centrales un thème des élections de 2019.

«C’est un problème», a réagi vendredi Wouter Beke, «parce que cela va mener à terme à un chaos total pour notre dispositif énergétique».

Les quatre ministres de l’Énergie du pays ont détaillé des alternatives au nucléaire dans le pacte énergétique pour assurer la continuité de l’approvisionnement. «Le fédéral a demandé des chiffres complémentaires à ce sujet», expose M. Beke. «Des groupes de travail se penchent dessus. Le conseil des ministres restreint a également demandé si quelqu’un remettait en cause la décision de 2015 (sur la fermeture en 2025, NDLR). La réponse était non.»

«En tant que bourgmestre, je saisirais l’opportunité qu’offre ce consensus, au lieu de m’accrocher à des centrales qui ont fait leur temps», conclut le président du CD&V.