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Budget 2018 adopté au CHR de la Citadelle: le personnel furieux

Budget 2018 adopté au CHR de la Citadelle: le personnel furieux

La tension est palpable parmi les travailleurs. BELGA

Le conseil d’administration du CHR de la Citadelle a adopté vendredi le budget 2018 tel qu’il était décrié par les organisations syndicales en raison des 12 millions d’euros d’économie à réaliser. Des actions de protestation sont à craindre, a indiqué Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services Publics.

Une assemblée des travailleurs du CHR de la Citadelle a été organisée vendredi matin dans le hall d’entrée, en front commun (CGSP Admi, SLFP et CSC Services Publics) en vue du CA au cours duquel le budget 2018 devait être approuvé. Budget qui fait grincer des dents car il prévoit des mesures d’économie de l’ordre de 12 millions d’euros, dont 5 millions qui toucheraient directement le personnel. Les délégués syndicaux ont été reçus par les membres du CA auxquels ils ont exposé leurs demandes, qui n’ont pas été suivies puisque le budget 2018 a été approuvé.

«Le CHR présente un compte 2017 à l’équilibre grâce à des recettes exceptionnelles mais les mesures d’économie des gouvernements successifs, couplées à une réduction de l’activité d’hospitalisation classique, dégradent fortement le budget 2018. Pour équilibrer son résultat en 2018 et assurer la pérennité de l’institution tout en maintenant la qualité et la sécurité des soins, le CHR doit réaliser 12 millions d’économie», précise la direction du CHR dans un communiqué.

Du côté des organisations syndicales, on précise que la tension est palpable parmi les travailleurs. Sachant qu’un préavis d’actions a d’ores et déjà été déposé, il faut s’attendre à ce qu’il y ait des réactions début janvier, voire même plus tôt car selon la secrétaire permanente CSC Services Publics, le personnel est «vraiment remonté».

Une nouvelle assemblée du personnel a été fixée au 9 janvier et il est prévu que les négociations avec la direction débutent le 12. Parmi les mesures annoncées, on relève notamment la réduction de 1,5% de la partie variable de la prime de fin d’année ainsi que la diminution des effectifs à raison de 35 équivalents temps plein. «Ils ont déjà commencé vu qu’un vigile a appris que son CDD qui court jusqu’au 3 janvier ne sera pas reconduit et ce, alors que le nombre de vigiles n’est déjà pas suffisant pour assurer la sécurité dans l’hôpital», déplore Lina Cloostermans.

«Ces mesures auront pour effet d’accroître la charge de travail déjà insoutenable et de paupériser davantage le personnel, principalement les plus petits barèmes et les temps partiels», souligne André Toth, président de la délégation CGSP-Admi du CHR de la Citadelle.