TOURNAI

Le Ramdam se dévoile en partie

Le Ramdam se dévoile en partie

Son rôle dans «In the fade» pourrait valoir un Oscar à l’actrice allemande Diane Kruger. -

En guise de cadeau de Noël aux cinéphiles, le Festival du film qui dérangeannonce les noms de quinze films qui seront présentés, du 13 au 23 janvier, à Imagix.

Et voilà qu’on se met à rêver de revoir une personnalité du cinéma venir à la rencontre du public tournaisien. Car dans la masure où In the fade, le nouveau long-métrage de Fatih Akin ouvrira le festival, on croise les doigts pour que Diane Kruger, qui tient le rôle principal, figure parmi les invités du gala le lundi 15 janvier à 20 heures. Dans ce film, la belle Allemande francophile (Troie, Les Brigades du Tigre, Inglorious Basterd, Benjamin Gates… ou Joyeux Noël, qui raconte la fraternisation entre soldats français et allemands en 1914 à Ploegsteert) interprète avec brio le rôle de Katja, une jeune femme dont la vie s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice viendra le temps de la vengeance. In the fade a valu à Diane Kruger la prix d’interprétation féminine au dernier festival de Cannes. Les rumeurs de nomination aux Oscars vont bon train pour l’actrice qui signe ici la meilleure performance de sa carrière.

Les autres œuvres annoncées

En catégories fictions: Affreux et méchants, de Cosimo GOMEZ (Italie). C’est l’histoire d’une bande de cambrioleurs improbables: un mendiant paraplégique surnommé il Papero (le canard), la Ballerina, jouée par Srara Serraiocco, une très belle femme (mais sans bras) et deux autres compères aussi handicapés.

Bitter flowers, de Olivier Meys (Belgique), un film tourné en mandarin. Une maman quitte sa campagne chinoise pour trouver du travail à Paris. Elle finit par se prostituer… Le film est aussi présenté au festival de Palm Springs.

Hannah, de Andrea Pallaoro (Italie), avec Charlotte Rampling. Le portrait intime d’une femme dont la vie bascule lorsqu’elle doit survivre, entre réalité et déni, à l’arrestation de son mari.

Paster, de Adil El Arbi & Bilall Fallah, les réalisateurs de Black (Belgique) qui ont tourné uniquement en néerlandais cette fois, non pas à Bruxelles mais à Anvers.

– Ice Mother, de Bohdan Slama (Tchéquie). La quête d’amour et de bonheur d’une grand-mère pas comme les autres.

Razzia, de Nabil Ayouch (Maroc). Dans les montagnes de l’Atlas, un instituteur se voit interdire d’enseigner en berbère…

– Pin cushion, de Deborah Haywood (Royaume-Uni). Difficile mission que celle de grandir, surtout quand on n’a pas de père, une mère bossue qui fait peur aux voisins et qu’on vit dans une petite ville de province pluvieuse, quand on est de sexe féminin et qu’on se rend compte qu’on est le bouc émissaire…

Demonios tus ojos, de Pedro Aguilera (Espagne). Olivier, un jeune réalisateur, reconnait sa sœur dans une vidéo érotique qui tourne sur le net…

L’insulte, de Ziad Doueiri (France/Liban). À Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux.

Wajib, de Annemarie Jacir (Palestine). La réalisatrice d’un regard humain et chaleureux sur une fazmille, sur une ville, Nazareth, sur un pays dont l’avenir est plus qu’incertain.

Parmi les documentaires

On découvrira notamment:

– Human Fow, de Ai Weiwei (Allemagne) sur la crise des migrants et les terribles répercussions humanitaires. Tourné dans 23 pays, le documentaire s’attache à plusieurs trajectoires d’hommes et de femmes en souffrance.

– Thank you for the rain, de Julia Dahr (Norvège). Il y a cinq ans, le fermier kenyan Kisilu Musya a commencé à filmer sa famille, son village, les inondations, les sécheresses et les orages à proximité.

– Malaria Business, de Bernard Crutzen (France). À partir des sérieux doutes qui pèsent sur le Lariam, pourtant toujours autorisé à la vente en France, l’enquête de Bernard Crutzen Malaria business s’interroge sur un traitement alternatif qui utilise l’Artemisia annua dans sa forme naturelle de plante, et non pas seulement l’artémisinine, qui en est extraite. Le Ramdam marquera le retour à Tournai pour cet ancien de l’IHECS, où il a étudié dans les années 80.

– L’école de la vie, de Maité Alberdi (Chili). Dans une institution, des adultes trisomiques livrent eux-mêmes le récit et les enjeux de leurs vies: leurs rêves, leurs joies, leurs relations, leurs conflits et les faibles perspectives qui leur sont offertes, l’infantilisation qu’ils ou elles subissent, leur extrême fragilité sentimentale.

– I know you are there, de Thom Vander Beken (Belgique/Pays-Bas). Quentin a 27 ans. Depuis 10 ans, il vit dans le coma. Qui décide si une vie a du sens? Jusqu’où peut aller la science? Qui peut décider si une vie humaine peut finir?

Les pass (VIP: 65€; Fan: 55€; Light: 33€) sont en vente.

www.ramdamfestival.be