RTL GROUP

Stéphane Rosenblatt: «Le lien avec le public est bien là»

Stéphane Rosenblatt: «Le lien avec le public  est bien là»

Stéphane Rosenblatt satisfait de l’année 2017. RTL - Jean-Michel CLAJOT

Stéphane Rosenblatt (RTL TVI) dresse son bilan de l’année 2017. Avec de nombreuses satisfactions. Seul «Nouvelle Star» noircit un peu le tableau.

C’est dans un contexte un peu particulier que Stéphane Rosenblatt, le directeur des antennes de RTL Group dresse le bilan de cette année. D’une part, RTL TVI fête ses 30 ans. De l’autre, et c’est moins réjouissant, le plan Evolve prévoit le licenciement de 105 personnes… En préambule, Stéphane Rosenblatt prévient: «Ne vous attendez pas à ce que je commente le plan Evolve. La procédure d’information est toujours en cours.»

1. Les audiences

Voici quinze jours, Jean-Paul Philippot, l’administrateur de la RTBF, avait laissé entendre que le groupe RTL avait vécu une mauvaise année 2017. Stéphane Rosenblatt dément. «On a fait une excellente année, la meilleure depuis 10 ans et ce quelle que soit la cible d’audience: le 17 h-23 h, le midi-minuit… Sur le midi-minuit, on gagne 1,8% par rapport à l’an dernier (NDLR: de 30,6% à 32,4% sur les 18-64 ans.)»

RTL TVI passe de 23,1% à 24,4% de moyenne de parts de marché. «La RTBF perd 1,9%, de 23,6 à 21,7%. Et sur le 17-23 h, on grimpe à 37% de parts de marché contre 35,4% l’an dernier. Et a progression se fait aussi sur les 4 +!» Tout cela alors que TF1 réalise sa plus mauvaise saison depuis 2006, à 15,8% de parts de marché sur les 18-64 ans contre 16,5% l’an dernier.

«Je suis ravi que la RTBF ait décidé de communiquer sur les 4 ans et + et 0-24h, qui correspond à ses missions de service public et qu’elle mette sur le même niveau une émission qui fait 2 500 téléspectateurs à 3 h du matin et un JT qui fait 800 000 à 19 h! Nous, nous sommes une chaîne privée et nous communiquons sur les 18-64 ans et le midi-minuit, soit sur le public actif et les tranches horaires où la télévision est la plus regardée.»

2. Stratégie payante

Pour le boss des antennes de RTL Group, c’est le fruit de la stratégie mise en place voici plusieurs années de miser sur la production locale. Parmi les succès, il y a l’émission polémique Mariés au premier regard (moyenne de 548 600 téléspectateurs, 35,1%).

«On nous a fait un mauvais procès sur le côté trash de cette émission. Mais nous n’avons rien renié des fondamentaux familiaux de RTL. L’émission a fait parler d’elle, mais elle n’avait rien de trash.» Les programmes d’access prime time (Septante et un, Veto & Co, Les As de la déco, Chasseur d’appart, Norbert commis d’office) sont autant de satisfactions pour Stéphane Rosenblatt, qui cite aussi Steph fait le job, La décision, Les enfants de Cupidon ou Face cachée parmi les succès.

«Dans ce contexte de transition, on démontre que le lien avec le public est bien là et n’est pas remis en question. D’autant plus que TF1 est très faible et que la RTBF est assez mono-thématique du côté de ses investissements..»

3. L’information

Le changement des présentateurs aux différentes tranches horaires n’a pas modifié grand-chose en termes d’audiences.

«La grande satisfaction, c’est qu’entre le 19 h et le 19 h 30 de la RTBF, l’écart est souvent au-dessus de 200 000 téléspectateurs. RTL Info se porte bien. Nous avons une équipe très cohérente. Nous ne misons pas sur un présentateur unique qui incarne l’info. Ce n’est pas une pique, c’est un fait. Pour le 13 h, l’écart est plus réduit mais nous restons leaders sur l’année. Le problème est plus lié à l’access qu’au journal lui-même.»

4. Les déceptions

Elles sont au nombre de deux: Nouvelle Star et Faut-il connaître ça pour l’examen?

«Pour nous, c’était logique de la reprendre sur RTL TVI. À la réflexion, elle avait sans doute plus sa place sur Plug RTL… Concernant Faut-il connaître ça…, j’ai de l’indulgence. C’était un pilote coproduit avec Wallimage et un engagement avec de jeunes maisons de production indépendantes pour tester de nouveaux concepts. On ne peut pas tout réussir.»

5. La pub belge sur TF1

«L’arrivée sur le marché est sans doute beaucoup plus faible que ce qu’ils espéraient. Et pour l’instant, l’image n’est pas très glamour. Mais le temps venant, cela sera valorisé. Donc nous devons nous adapter.»

6. La suite

Stéphane Rosenblatt le garantit, l’investissement dans la production propre va se poursuivre. «Nous sommes en réflexion. Il y a bon nombre d’émissions qui marchent, ce qui ne signifie pas qu’elles seront toutes reconduites. Mais le plan Evolve a pour objectif de rester un générateur de productions et pas un agrégateur de produits, dans une économie plus difficile.»

Beaucoup d’émissions déjà à l’antenne reviendront, mais pas forcément dès janvier. «Nous croyons beaucoup aux salves. Il ne faut pas saturer le téléspectateur. Notre force est d’imposer des marques. Nous croyons aussi à l’événementialisation de l’antenne. On l’a encore démontré avec Johnny. C’est l’émission produite par RTL qui fait la meilleure audience.»