BELGODYSSÉE | FLORENTIN VINCKE (CANDIDAT 8/8)

Demander de l’aide pour un petit boulot grâce à la plateforme en ligne Listminut

La plateforme belge Listminut vous met en contact avec plus de 8 000 prestataires en Belgique, prêts à vous rendre service.

Chaque semaine pendant deux mois, un étudiant en journalisme sélectionné pour le concours de la Belgodyssée propose un reportage sur le thème des jeunes entrepreneurs. Cette semaine: Florentin Vincke.

Se rendre au recyparc le week-end, c’est la quasi-certitude d’y défier la foule. Une solution, c’est d’y aller en semaine. Mais sans voiture à disposition, comme c’est le cas pour Fatima, la tâche est d’autant plus ardue.

La jeune femme n’a pas hésité très longtemps avant de franchir le pas. Elle a posté sa première annonce sur la plateforme Listminut afin de trouver quelqu’un pour l’aider à débarrasser la maison qu’elle est en train de rénover. « J’avais besoin d’un coup de main pour porter des déchets encombrants au parc à conteneurs. » Sandra et son mari ont donc répondu à l’appel. Ils chargent les sacs de ciment, les déchets verts, et même un vieux divan: direction le recyparc.

Prestataires de confiance pour services de qualité

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C’est au cours de leurs études que Christophe Kalbfleish et deux autres étudiants ont eu l’envie de lancer Listminut. Florentin Vincke
À l’instar de Fatima, de nombreux utilisateurs font appel au vivier de main-d’œuvre que constitue Listminut. Lancée en 2013, cette plateforme, inspirée du site américain TaskRabbit, a rapidement convaincu en misant sur des prestataires de confiance et sur la qualité des services fournis.

«Notre développement se base sur la satisfaction des clients, explique Christophe Kalbfleish, l’un des trois fondateurs de la start-up. Pour nous, il est donc très important d’accompagner nos prestataires afin qu’ils offrent le meilleur service possible aux utilisateurs.»

Dans les coulisses d’une rencontre entre Listminut et ses prestataires

Listminut tente de rencontrer un maximum de prestataires inscrits sur la plateforme. Pas pour les surveiller, mais bien pour les aider à parfaire leur offre de services. De quoi également instaurer un climat de confiance entre les prestataires et la start-up.

Accompagner, oui, mais pas partout

Sur l’ensemble des 8 000 prestataires belges inscrits sur la plateforme, seule une bonne moitié rencontre régulièrement des membres de l’équipe de Listminut. «Nous sommes initialement basés à Bruxelles. Pour des raisons logistiques, ce n’est pas possible de faire venir des gens de l’autre bout de la Belgique jusque dans la capitale, simplement pour une entrevue », regrette le jeune entrepreneur.

La start-up s’est donc étendue à Gand et Anvers pour offrir plus de proximité à ses «employés» du Nord du pays. La Wallonie, elle, n’a pas (encore) cette chance, bien qu’elle regroupe près de 50% des prestataires inscrits sur le site. «Dans le reste du pays, on tente de créer cette même approche de manière digitale, avec des vidéos ou par téléphone. Mais notre relation avec les prestataires sera beaucoup plus forte à Bruxelles, Gand et Anvers.»

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En Wallonie, le Brabant wallon et le Hainaut regroupent le plus de prestataires Lisminut. «Une question de densité de population», selon Christophe Kalbfleish. (Sources: Listminut)

Un accompagnement gagnant-gagnant

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«Pour moi, le jardinage, c’est un hobby. Sur Listminut, je peux en faire profiter les gens», se réjouit Frédéric, 53 ans. Florentin Vincke
« Ce serait mieux s’ils pouvaient rencontrer l’ensemble de leurs prestataires, mais ce n’est pas évident tempère Frédéric, jardinier à ses heures perdues. J’avais rencontré l’équipe de Listminut avant de commencer à travailler pour eux. Cela m’a permis d’acquérir leur confiance, et vice versa

Pour Listminut, bien connaître ses prestataires permet aussi de solliciter leur aide en cas d’urgence. Frédéric a déjà été contacté à plusieurs reprises pour répondre à une demande de dernière minute d’un client. «À ce moment-là, ils savent qu’ils peuvent appeler l’un ou l’autre prestataire de confiance pour trouver une solution.»

Bâtir une relation solide représente donc l’un des leitmotivs de Listminut. Pour Christophe Kalbfleish, il s’agit d’ailleurs «d’un investissement» pour atteindre le meilleur niveau de satisfaction possible dans le chef des 80 000 utilisateurs ayant déjà fait appel aux services de la plateforme.

La conquête de Paris… reportée

En janvier 2017, Listminut lance la version parisienne de son site de petits services, uniquement avec la catégorie bricolage. Aujourd’hui, la start-up belge a fait marche arrière, mais espère bien repartir prochainement à l’assaut de la capitale française.

«On pensait qu’on était prêt pour faire grandir notre plateforme en dehors de la Belgique, confesse Christophe Kalbfleish, cofondateur de Listminut. Mais se développer sur un autre marché, ça demande beaucoup d’argent. On avait une belle croissance à Paris, mais ça nous coûtait beaucoup de ressources, à la fois humaines et financières.»

Les investissements consentis par les jeunes entrepreneurs n’ont pas les résultats espérés. Très vite, ils décident de geler leur projet parisien. «On veut maintenant améliorer notre business model pour le rendre plus robuste et plus rentable.» La start-up ne s’est pas fixé de délai pour tenter à nouveau sa chance chez nos voisins français. La priorité actuellement reste le développement optimal de la plateforme en Belgique.

PORTRAIT

Florentin Vincke, Rumes

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© Frank Toussaint
Tout est parti des commentaires sportifs. J’avais 8 ans, et je coupais le son pour pouvoir raconter moi-même les faits de jeu du match à l’écran. Du sport, je suis passé à l’info générale en gardant cette idée dans un coin de ma tête: je veux devenir journaliste.

J’ai donc continué à relater l’actu, en tentant d’allier le juste mot sur papier à la justesse du ton en radio. J’ai aujourd’hui 22 ans, et je rêve encore de commenter une finale de Coupe du monde. Avec une victoire belge à la clé?

Les reportages radio des candidats de la Belgodyssée, c’est chaque samedi sur VivaCité, dans l’émission «Grandeur nature» d’Adrien Joveneau, de 16 h à 18 h.