BELGODYSSÉE | HÉLÈNE BERNARD (CANDIDATE 6/8)

VIDEO | Quinqua, je me lance dans l’entrepreunariat

Devenir entrepreneur à 50 ans, c’est le pari qu’a fait Muriel Fontenelle en lançant ses ateliers de bien-être.

Chaque semaine pendant deux mois, un étudiant en journalisme sélectionné pour le concours de la Belgodyssée propose un reportage sur le thème des jeunes entrepreneurs. Cette semaine: Hélène Bernard.

Les talons qui battent le sol, le corps qui bouge au rythme des paroles, des éclats de rire qui résonnent. Non, vous n’assistez pas à un cours de danse, mais bien à une séance de relaxation. Le yoga du rire est une thérapie un peu particulière qui permet de se reconnecter à sa joie de vivre. C’est à Courcelles, dans la province du Hainaut, qu’à 51 ans Muriel Fontenelle a lancé son projet.

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Muriel Fontenelle, 51 ans, a lancé son entreprise il y a à peine trois mois. Guillaume Staring
Depuis trois mois, cette toute jeune entrepreneuse est épanouie dans sa vie professionnelle. Cela n’a pas toujours été le cas. À l’époque, Muriel travaillait dans les ressources humaines. Mais suite à une faillite de l’entreprise dans laquelle elle exerçait depuis dix-sept ans, elle s’est tournée vers le secteur de la réinsertion sociale. Un domaine dans lequel elle a eu du mal à trouver sa place. « À un moment donné, je n’arrivais plus à aider les gens et je me suis sentie moi-même en mal-être dans ma vie professionnelle, j’ai réalisé que je faisais un burn-out», explique-t-elle.

Un burn-out salutaire

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Guillaume Staring
Durant cette période de langueur professionnelle, Muriel découvre la thérapie du rire. Ces séances ludiques vont lui permettre de se sentir mieux et de se sortir petit à petit de la dépression.

Lui vient alors une idée: pourquoi ne pas réorienter complètement sa carrière et créer son propre job? Elle entame dès lors un long parcours parsemé de formations diverses. Aujourd’hui, un an plus tard, Muriel est autonome et organise de plus en plus de séances.

Quelques difficultés pour mieux s’élever…

Un changement de vie professionnelle ne se fait pas sans mal. Au cours de cette expérience, le plus dur pour Muriel a été de quitter sa zone de confort, surpasser ce grand écart entre ce qu’elle connaissait depuis toujours et l’inconnu. «C’est prendre conscience et se demander ce qu’on va faire de cette expérience qu’on a accumulée pendant des années et qui n’a plus rien à voir avec ce que l’on veut faire maintenant», déclare-t-elle.

Un moment inquiétant, mais qui peut aussi se révéler bénéfique. En effet, pour Muriel, il faut aller au-delà de la peur de l’échec, changer son regard et s’ouvrir à des possibilités inimaginables pour se lancer dans l’aventure. Comme elle le dit si bien: «Il faut un jour arrêter de s’inventer des excuses et foncer

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Une thérapie qui permet de retrouver la joie de vivre. Guillaume Staring
Une telle transition à 50 ans doit se faire de manière réfléchie, car à cet âge-là, on a souvent plus de responsabilités familiales et financières qu’à 25 ans. C’est pourquoi, il existe différentes ASBL qui permettent d’aider les jeunes entrepreneurs en leur proposant notamment des formations en gestion et marketing d’entreprise.

Alors que ce soit par envie ou par nécessité, à 50 ans, osez vous lancer!

SeniorPreneur, une ASBL ciblée

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Laurent Cattelain est responsable de l’ASBL SeniorPreneur. Guillaume Staring
Se lancer dans l’entrepreunariat à 50 ans, c’est ce que propose l’ASBL SeniorPreneur. Créée il y a deux ans par Laurent Cattelain, elle tente de répondre au contexte actuel où le monde de l’emploi subit une véritable juniorisation.

L’ASBL essaye de sensibiliser les seniors en leur proposant un accompagnement individuel, ainsi que plusieurs formations qui touchent à la gestion commerciale et financière.

 

PORTRAIT

Hélène Bernard, Uccle

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© Frank Toussaint
Étudiante à l’ISFSC à Bruxelles, j’ai 24 ans et je suis en dernière année de bachelier en communication. Ayant déjà réalisé deux stages dans le milieu journalistique, l’un en radio, l’autre en presse écrite, j’ai pu découvrir différentes facettes du métier.

Plus qu’un job, c’est, pour moi, une véritable passion qui colle parfaitement à ma personnalité spontanée curieuse et créative. Ce que je préfère? Partir sur le terrain en quête d’interviews.

Les reportages radio des candidats de la Belgodyssée, c’est chaque samedi sur VivaCité, dans l’émission «Grandeur nature» d’Adrien Joveneau, de 16 h à 18 h.