LIÈGE

Un triumvirat succède à Jean-Denys Boussart au Village de Noël de Liège

Un triumvirat succède à Jean-Denys Boussart au Village de Noël de Liège

Jean-Denys Boussart, disparu en mai dernier, était le mayeur du Village de Noël. ÉdA

Figure incontournable du folklore liégeois, Jean-Denys Boussart est décédé en mai dernier. Au Village de Noël, il était le mayeur. Un trio a été choisi pour remplacer ce personnage «irremplaçable».

Avec sa barbe, son Jack Russel et son canotier, il était incontournable dans le milieu du folklore liégeois. Jean-Denys Boussart est décédé en mai dernier. Le mayeur de la Commune libre de Saint-Pholien-des-Prés était aussi mayeur du Village de Noël.

Tous les visiteurs ne le savent pas, mais le Village de Noël, fondé en 1987, fonctionne comme un vrai village, avec son conseil villageois, son mayeur et ses échevins. «Jean-Denys Boussart laisse un manque incommensurable. J’ai toujours dit qu’il serait irremplaçable. Mais il a bien fallu le remplacer», explique Pierre Luthers, de l’ASBL Enjeu, organisatrice du Village de Noël.

Le conseil villageois s’est réuni ce mercredi soir et a désigné trois personnes à la succession de feu Jean-Denys Boussart. «Habemus mayoram», lâche en plaisantant Pierre Luthers. «Le nouveau maire est Maurice Wilkin, ancien chef du protocole du Village de Noël. Il est secondé par deux maires adjoints, à savoir Paul-Henri Thomsin et Thierry Hosay».

Un nouvel échevin fait également son apparition dans le conseil, à savoir l’historien et professeur de l’Université de Liège Francis Balace. Le conseil est composé de 22 personnes, dont seulement deux dames.

Un spectacle de Jean-Denys Boussart qui date de 1989

Un hommage sera par ailleurs rendu à l’ancien mayeur. Le Centre culturel des Chiroux accueillera le jeudi 21 novembre une soirée pour le trentième anniversaire du Village de Noël, avec un spectacle de chansons en wallon.

La première partie de soirée sera animée par un spectacle alliant les univers de Tchantchès et de Noël. Il avait été écrit en 1989 par Jean-Denys Boussart pour le compte de Christian Deville, du Théâtre à Denis. Joué une seule fois à l’époque, le voilà donc ressorti des archives et joué à nouveau, pour rendre hommage à son auteur.