MAISON & JARDIN

Un abri de jardin sans permis

Un abri de jardin sans permis

Le permis d’urbanisme n’est pas nécessaire si la surface de l’abri ne dépasse pas 20 m2. Fotolia

En Wallonie, la législation a été récemment revue. Il est aujourd’hui plus facile d’installer un abri de jardin, en respectant toutefois quelques conditions.

Le 1er juin, les règles en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire ont été assouplies en Wallonie. Le nouveau CoDT (Code du développement territorial) a remplacé le CWATUP (Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine).

La réforme est souvent à l’avantage des citoyens, certaines règles trop contraignantes ont été gommées. C’est notamment le cas pour les abris de jardin qui ne nécessitent plus une demande de permis d’urbanisme, à condition de respecter quelques règles.

Invisible de la rue

Les dimensions ne peuvent pas excéder 20 m², sa hauteur maximale étant de 2,5 m sous corniche, 3,5 m au faîte, 3,2 m à l’acrotère (un relief constitué par un muret situé en bordure de la toiture, dans le prolongement de ses murs de façade). L’abri ne peut être placé n’importe où. Il devra de préférence être invisible depuis la voirie ou situé à l’arrière de l’habitation. Il devra obligatoirement être installé dans l’espace de cours et jardins de votre habitation, à 1 m au moins des limites mitoyennes, contre 2 m auparavant.

Pas d’architecte

Les règles concernent également les matériaux utilisés: en bois, ou tonalité similaire à votre habitation ou au milieu auquel il se rapporte. Enfin, la toiture peut être plate, à un ou plusieurs versants. L’abri de jardin ne peut servir aux animaux. Si l’une de ces conditions n’est pas rencontrée, un permis d’urbanisme d’impact limité est requis sans le concours obligatoire d’un architecte, précise le CoDT.

En Région bruxelloise, la réglementation est différente, elle repose sur quatre critères principaux: la superficie ne peut dépasser m², la hauteur maximale est de 3,5 m au faîte, il doit être situé dans la zone de cours et jardins et ne peut être utilisé en guise d’habitation. Il est néanmoins conseillé de contacter le service d’urbanisme de votre commune, compte tenu de la spécificité de chaque projet.

Plancher en bois ou chape de béton?

Les deux solutions ont à la fois des avantages et des inconvénients. Plusieurs critères sont à prendre en compte avant d’opter pour l’une ou l’autre d’entre elle: le matériau de l’abri de jardin, la nature du sol ou encore l’usage que vous en ferez.

Il existe par exemple des abris de jardin très simples qui disposent d’un sol. De prime abord, pour ce type de modèle, il n’est pas indispensable de couler une chape de béton si le terrain le permet. Est-il assez stable et suffisamment plat?

Dans tous les cas de figure, l’option chape de béton paraît être la meilleure même si les travaux sont plus fastidieux, surtout si le terrain est en pente. Dans ce cas, il faudra suffisamment creuser pour obtenir une surface plane. Une épaisseur de 10 à 15 cm de béton sera suffisante pour assurer la stabilité de votre abri de jardin. Pour éviter l’humidité ascensionnelle, il est également conseillé d’installer une sous-couche en plastique ou un voile hydrofuge sous la chape.

Si l’abri de jardin est en bois, pour empêcher que l’humidité ne s’attaque à la base, le plus simple est de poser la structure sur des blocs de quelques centimètres d’épaisseur. Ce conseil vaut également pour le sol, surtout s’il est en bois. L’avantage de la dalle de béton est qu’elle peut être lissée, dans ce cas, il n’est pas nécessaire de prévoir un sol.

Une question d’esthétique

Outre la réglementation, il est important de veiller à son aspect esthétique. Le plastique ou le métal galvanisé présentent quelques avantages en matière d’entretien. Le bois garde cependant un côté naturel irremplaçable qui s’intègre bien à la plupart des environnements.