Qu’il est réjouissant de voir fleurir, un peu partout dans nos contrées, ces charmantes initiatives citoyennes qui démontrent, chaque jour par l’exemple, qu’un autre modèle sociétal est à portée de main.

Intégrée dans le mouvement Gesves en transition, l’association de fait Laine en transition cumule joyeusement les atouts: création de lien social, promotion de savoir-faire artisanal, développement des filières locales, sensibilisation à nos modes de consommation… Tout cela avec quelques pelotes de laine! «À la base, on était un petit groupe de tricoteuses. Rapidement, on s’est rendu compte que la laine que nous achetions en magasins provenait de filières aberrantes, qui font transiter des productions belges par la Chine avant de les renvoyer… en Belgique!», explique Anne Catherine, membre du groupe. Bien décidées à revaloriser la laine des environs (et celle inutilisée), ces tricoteuses militantes se sont lancées dans la récolte de toisons locales, souvent brûlées, faute de mieux, par les petits éleveurs. Avec, elles proposent, à tout qui veut, de participer à diverses activités de transformation. «On organise des ateliers de tri, de lavage, de cardage et de filage, de teinture végétale et de feutrage. Deux fois par mois, il y a encore les «dé-trico-thés », où l’on se retrouve, à la maison de la laïcité, pour tricoter autour d’un thé.» Encore dans les prémisses de son développement, Laine en transition a été récompensée par un prix de la fondation Roi Baudoin. «Ça nous motive encore plus dans notre démarche. À Noël, nous proposerons sûrement nos productions dans un marché. Ce sera aussi l’occasion de sensibiliser plus globalement sur notre manière de consommer, de pousser les gens à s’interroger sur les modes de production des produits qu’ils achètent.»

lainegesves.be