POLITIQUE

DéFI axe sa campagne sur la gouvernance

DéFI axe sa campagne sur la gouvernance

Bernard Clerfayt a longuement expliqué aux militants les douze principes de bonne gouvernance définis par le Conseil de l’Europe et qui doivent à ses yeux guider les mandataires locaux pour retrouver la confiance des citoyens. Reporters/QUINET

La gouvernance a figuré dimanche au cœur de la rentrée politique officielle de DéFI, dimanche, à Woluwe-Saint-Lambert, lors d’un rassemblement politique et festif auquel ont pris part quelque 400 militants.

Hormis la nouvelle salve du président de la formation amarante, Olivier Maingain, contre la décision de Benoît Lutgen de changer de majorité dans les entités fédérées francophones, plusieurs orateurs ont fait tour à tour le bilan de l’action de DéFI pour améliorer la gouvernance en Région bruxelloise et critiquer l’action trop timide du nouveau gouvernement wallon MR-cdH en la matière.

La jeune cheffe du groupe DeFi à Woluwe-Saint-Lambert, Delphine De Vaelkeneer, a notamment fait l’inventaire des mesures prises à l’initiative du ministre Didier Gosuin pour rationaliser les outils économiques de la Région-capitale, et, plus anciennement, pour constituer un rempart juridique dans le dossier du survol de Bruxelles.

Le président de DéFI Brabant wallon, Luc D’Hondt a qualifié quant à lui de «vide sidéral», la déclaration de politique régionale du gouvernement wallon MR-cdH, «limitée à un catalogue de bonnes intentions économiques», et ne disant rien en matière de décumul intégral, de déclarations de patrimoine, voire des conflits d’intérêts. Il a également critiqué la faiblesse de l’engagement du gouvernement de Willy Borsus (MR) en matière de limitation du nombre de mandats dans les intercommunales: selon lui, 200 sur un total de 3.379, un nombre que DéFI veut diviser par quatre.

Autre intervenant wallon, Jean-Noël Gillard, chef de file de DéFI en vue des élections communales et provinciales à Charleroi a pointé les quatre priorités de sa formation pour cette échéance: la participation citoyenne face à la crise de confiance qui n’épargne aucune institution; la mobilité indispensable pour permettre aux communes de continuer le développement en ville comme à la campagne; la sécurité à organiser de manière décentralisée dans les quartiers; et l’environnement.

Le député-bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt a quant à lui longuement expliqué aux militants les douze principes de bonne gouvernance définis par le Conseil de l’Europe et qui doivent à ses yeux guider les mandataires locaux pour retrouver la confiance des citoyens.

D’après lui, il en est une série qui sont évidents, du moins sur le papier (tenue régulière d’élections, respect de l’état de droit, des droits de l’homme, gestion financière prudente,…) mais il y en a d’autres qui sont autant d’incontournables pour améliorer cette relation de confiance. C’est le cas de celui de l’efficience et de l’efficacité consistant à s’assurer que les résultats sont conformes aux objectifs fixés, que les systèmes de gestion de la performance permettent de mesurer l’efficacité et l’efficience des services et que des audits évaluent régulièrement les services assurés pour le citoyen.

De son côté, la cheffe de file de Défi en périphérie, Sophie Rohonyi a critiqué l’attitude selon elle trop molle du MR, depuis l’avènement du gouvernement Michel associé à la N-VA, en périphérie où la situation est tout sauf calme pour les habitants francophones. Elle a mis en exergue le combat mené par DéFI pour assurer le respect des décisions de la Cour Constitutionnelle, du Conseil d’État et du Conseil de l’Europe en faveur des droits fondamentaux des citoyens francophones «dépecés» par les nationalistes flamands «avec le blanc seing du MR».