DANS LA RÉGION

Orval, sa brasserie et son abbaye

À quelques kilomètres de Florenville, le village d’Orval est connu dans le monde entier. Les raisons? L’abbaye, mais aussi… la bière.

Jean-Claude Servais n’a pas hésité longtemps au moment de nous donner un lieu de rendez-vous. Direction l’abbaye d’Orval, un site somptueux basé à quelques kilomètres de Florenville.

Actuellement, quatorze moines vivent toujours à l’abbaye. Et Orval, c’est un endroit particulier pour Jean-Claude Servais. «Un ami, Marc Heyde, m’avait lancé le défi de réaliser une bande dessinée sur Orval, dit le dessinateur. Plus spécialement sur l’histoire d’Orval. Au départ, j’avais un peu peur. On parle quand même d’un monde mystique, mystérieux. Mais tout s’est bien passé et une complicité s’est installée avec les moines. C’est vraiment une belle rencontre. »

Le livre permet de vulgariser l’histoire d’Orval. La bande dessinée est d’ailleurs en vente à la boutique de l’abbaye. Et, elle a été traduite en Néerlandais. «Il s’agit d’une porte d’entrée sur l’histoire d’Orval et sur la vie monastique, explique Frère Xavier. Venir à Orval, cela permet de refaire le cheminement et de se laisser conquérir par la beauté, le recueillement et le mystère des lieux.»

La boisson préférée des Gaumais

Qui dit Orval dit bien entendu abbaye, mais dit aussi bière. La fameuse bière d’Orval est devenue une véritable référence dans le monde très prisé des authentiques bières trappistes. Elle a d’ailleurs été élue meilleure bière du monde voici quelques années. «Je ne suis jamais en pénurie », rigole Jean-Claude Servais.

Pénurie, le mot qui fait peur

La pénurie, un mot qui fait peur aux amateurs de ce divin breuvage. «Tant que nous aurons de l’eau, nous aurons de la bière, glisse Frère Xavier. Je sais que certains fantasment sur le fait que nous exportons énormément notre bière, mais je peux vous dire que les chiffres sont inchangés depuis de nombreuses années. 85% de la production reste en Belgique. Nous tentons de la répartir au mieux selon les disponibilités. Mais je sais que dans le Hainaut, les gens sont de grands amateurs d’Orval