FAMILLE

Rentrée des classes: les 6 pièges à éviter avec les devoirs

Rentrée des classes: les 6 pièges à éviter avec les devoirs

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Avec la rentrée scolaire, ce sont les devoirs qui font également leur grand retour. Avec la psycho pédagogue Michelle Waelput, on vous donne les clés pour éviter les tensions inutiles.

1. Allumer la télé

Si les enfants font leurs devoirs dans le lieu de vie familiale, il ne faut absolument pas allumer la télévision, insiste Michelle Waelput, psycho pédagogue. «C’est le gros problème actuel, la télévision est allumée tout le temps comme une présence. Cette présence, à la fois d’images et de son, diminue la concentration des enfants, c’est prouvé. C’est très mauvais, surtout quand ils sont petits.»

2. S’y mettre tard

La psycho pédagogue recommande de faire les devoirs avant le souper. «Le temps qui suit est un temps de digestion, de détente. Si les devoirs sont faits juste avant d’aller se coucher, cela énerve les enfants, ils ont plus de mal à s’endormir. Le week-end, il ne faut pas non plus attendre le dimanche soir. L’enfant s’amusera moins en sachant qu’il lui reste des devoirs à faire.»

3. Laisser traîner

Si l’enfant présente des difficultés dans une matière, mieux vaut réagir vite en lui proposant une aide adaptée. «Il faut rechercher dans l’entourage quelqu’un qui peut donner un petit coup de pouce: des cousins plus grands, un oncle prof de math, un ami… quelques explications simples peuvent souvent débloquer une situation. Il faut aussi que l’enfant se sente bien et puisse dire qu’il ne comprend pas.»

4. Surcharger

Le trop est l’ennemi du bien. «Il faut que les parents angoissés évitent de multiplier les activités extrascolaires, met en garde Michelle Waelput. Quand elles sont trop nombreuses, ces activités empêchent l’enfant de réaliser ses activités scolaires sereinement tellement il est fatigué. Il faut respecter le sommeil de l’enfant pour qu’il puisse se concentrer.»

5. Négliger la collaboration

Si des enfants de niveaux différents sont dans la maison, l’entraide sera bénéfique pour tout le monde. «On appelle cela le parrainage. Cela concède aux plus grands un rôle important et c’est un double exercice, car pour pouvoir expliquer quelque chose, il faut le comprendre parfaitement.» L’adulte doit naturellement superviser l’opération et ne pas rendre cette tâche obligatoire ou systématique.

6. Associer à du négatif

Il est important que la scolarité soit associée à quelque chose de positif. «Ce n’est pas toujours facile, car parfois l’adulte a de mauvais souvenirs et les projette», concède la psycho pédagogue qui conseille avant toute chose de ne jamais réprimander un enfant en l’envoyant «travailler à son bureau» et de ne jamais le menacer d’augmenter son volume de devoirs pour le punir.