Psycho

Comment gérer la colère de ses enfants?

Beaucoup de parents peuvent être désemparés face aux crises – parfois publiques – de leurs enfants. Crier est tentant. Mais pas «bienveillant».

Catherine Benoit a 34 ans et est mère de deux enfants de 4 et 6 ans. Assistante sociale en maison médicale depuis 10 ans, la vie de la jeune femme a complètement changé le jour où elle a décidé d’appliquer la bienveillance. «En 2015, j’ai fait une formation en ligne pour arrêter de crier. Cela m’a permis de voir l’enfant différemment, de comprendre qu’il y avait une autre façon de l’éduquer, sans cri, sans punition, sans chantage, sans récompense et sans fessée. »

Depuis, Catherine est devenue, entre autres, conseillère en éducation bienveillante et organise des consultations à son domicile et des ateliers dans des salles ici et ailleurs pour aider les autres parents dans cette voie. «Le principe de la bienveillance est basé sur une grande différence: l’enfant n’est pas difficile, il vit un moment difficile. Un enfant qui entre en crise, c’est un enfant qui extériorise son émotion. À son âge, il n’est pas capable de la gérer seul et a besoin de l’adulte pour l’accompagner à se calmer. Il ne s’agit pas d’un caprice mais d’un besoin non satisfait qu’il faut tenter de comprendre. »

La colère, pour elle, est normale, chez les adultes, comme chez les enfants. Mais il est important de ne pas la refouler, au risque d’avoir des répercussions importantes à l’adolescence ou à l’âge adulte, comme un manque de confiance en soi. « Il est donc très important de ne pas crier ou punir un enfant qui est en colère, au risque de l’amplifier ou de créer une peur chez l’enfant qui refoulera dès lors ses émotions de peur de remontrances et qui empêchera de rentrer en contact avec lui. Le cri, c’est une violence orale, c’est montrer qu’on est dépassé. »

La solution, alors, selon Catherine? «La première chose à faire est de calmer l’enfant car lui parler, dans ces moments-là, ne sert à rien, il ne vous entend pas.»

Le câlin avant tout

La clé de Catherine, c’est l’importance du câlin, qui apaise, diminue le stress et l’anxiété chez l’enfant, comme l’adulte. «Une fois que l’enfant a retrouvé son calme, il faut l’écouter attentivement, et pas d’une oreille distraite, même si ce n’est pas toujours facile. L’écoute active est primordiale. Cela permet une meilleure communication, une relation plus harmonieuse. Puis, si l’enfant se sent écouté, il écoutera beaucoup mieux. »

Utiliser le «je» et pas le «tu» accusateur quand on s’exprime, décrire plutôt qu’accuser, donner des consignes positives, poser des questions ouvertes… sont des consignes que Catherine explique à ses élèves dans le cadre de ses ateliers. Elle sera par ailleurs au salon 1 001 familles au Wex le 7 et 8 octobre prochain.

Pour plus d’informations: http://www.feecommecifeecommeca.be/