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André, un citoyen particulièrement actif, lance un nouveau défi: «Il faut sauver notre planète»

André, un citoyen particulièrement actif, lance un nouveau défi: «Il faut sauver notre planète»

André Frisaye, habitant à Jemeppe, organise des rencontres dans son quartier, lance des dynamiques, file des coups de main: être un citoyen actif est plus fort que lui. ÉdA Hermann

Habitant à Jemeppe-sur-Meuse, André Frisaye est un citoyen actif, très actif même. Environnement, entraide, lien social, amélioration du cadre de vie, etc.: cet ancien prof de latin-grec multiplie les initiatives depuis son quartier.

Il y a un peu partout ces gens désabusés, qui se sentent impuissants et ne voient pas pourquoi changer les choses. Et puis aux antipodes, on trouve André Frisaye. Cet habitant de Jemeppe, dans l’entité de Seraing, incarne mieux que quiconque la notion de citoyen actif. Il multiplie les initiatives et les rencontres, toujours dans l’espoir de rendre le monde un peu meilleur.

Né à Ougrée voici 65 ans, il s’implique dans la vie de la cité. Il fait de la «politique» sans en faire, en quelque sorte. Ce terme prend tout son sens lorsqu’on sait qu’André Frisaye fut professeur de latin-grec durant sa vie professionnelle. «Être un citoyen actif, c’est plus fort que moi», explique-t-il. Il aime agir et s’impliquer, «mais je ne suis absolument pas fait pour “la” politique», précise-t-il volontiers. «Je préfère évoluer hors cadre», de toute doctrine ou structure rigide.

Voilà plusieurs années qu’André Frisaye, depuis son quartier du Bois de Mont, met sur pied une série d’initiatives. Un bel exemple: des ateliers de bien-être, organisés régulièrement dans un local de l’avenue des Robiniers, depuis juillet 2016. Il a également fondé ce qu’il appelle les «Inititatives citoyennes 3C», une espèce de cartographie évolutives de chouettes initiatives entreprises dans les trois communes qui constituent son «bassin de vie»: Seraing, Flémalle et Grâce-Hollogne.

En 2003, le déclic

L’un de ses premiers faits d’arme fut la création, avec Michel Spronck, de la Fondation Maraite, du nom du professeur de latin-grec qui marqua déjà André Frisaye durant sa jeunesse. Cette association est active dans la remédiation «depuis le primaire jusqu’à l’universitaire, ce qui est plutôt exceptionnel», glisse-t-il.

Pour André Frisaye, le déclic est survenu en 2003, en réalité. «J’ai fait la rencontre cette année-là de Marc Halévy-Van Keymeulen, enseignant à l’ULB et qui m’a fait découvrir les Créatifs culturels, un ensemble de personnes qui s’intéressent à des sujets comme l’écologie, la solidarité, le développement personnel et transpersonnel, les valeurs féminines. Tout ça me parlait énormément.»

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Les Créatifs culturels s’intéressent à des sujets comme l’écologie, la solidarité, le développement personnel et transpersonnel, les valeurs féminines. Tout ça me parlait énormément.

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Depuis bien longtemps, le Jemeppien se sent concerné par les problèmes, tant ceux du monde que ceux de son environnement direct, et cherche à leur apporter des pistes de solution. «J’aime le mot “réguler”. Souvent, j’essaie de “réguler” les problèmes», lâche-t-il en souriant.

La gratuité, toujours

Parmi ses créations, le «Pôle créatif liégeois» a vu le jour en 2003. «Il ne s’agit pas d’une structure, mais d’une association de fait imaginée avec Marc Van Keymeulen en 2003» et qui vise à encadrer et venir en aide à une série d’initiatives. «J’apporte mon aide là où je peux, de façon gratuite. Tout est gratuit!» Il joue le rôle de facilitateur (ou de régulateur) pour toute personne ou association faisant preuve de créativité ou nécessitant un coup de main.

Ce 1er septembre 2017, André Frisaye mettra au monde le dernier né de ses projets. Il s’agit en réalité d’un double projet, baptisé «Nous préservons notre planète» d’un côté et «Notre planète» de l’autre.

La dynamique «Notre planète»

Cette dynamique, qui se déclinera sur le web et les réseaux sociaux durant plusieurs mois, vise à mettre en lumière des initiatives à caractère environnemental. «“ Notre planète” se penchera sur des initiatives dans le monde tandis que “Nous préservons notre planète” valorisera des projets locaux, dans les trois communes de Seraing, Flémalle et Grâce-Hollogne, même si je ne m’arrêterai pas strictement aux frontières communales», détaille-t-il.

André Frisaye ira donc à la rencontre de citoyens de sa région et réalisera des petits reportages, valorisant leurs gestes, leurs démarches, les moyens qu’ils ont mis en place pour préserver la planète à leur manière, à leur échelle. Une manière de mettre en lumière des actes du quotidien, autant de petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

La dynamique «Notre planète» permettra peut-être à d’autres citoyens d’être sensibilisés, pour adopter eux-mêmes des gestes écologiques. «Si cela a du succès, c’est bien. Si ce n’est pas le cas, c’est bien aussi. J’essaie de me satisfaire de tout résultat, quel qu’il soit.» Une belle manière, au final, de retenir le positif de toute situation.