ENSEIGNEMENT

Trop d’échecs aux CEB? L’association Échec scolaire demande qu’on «lisse les notes»

Trop d’échecs aux CEB? L’association Échec scolaire demande qu’on «lisse les notes»

ÉdA

L’ASBL Échec scolaire aimerait que l’on mette en place une procédure de «normalisation» des notes aux épreuves certificatives externes, à appliquer lorsque le taux d’échec est démesurément élevé.

Le taux de réussite au Certificat d’études de base (CEB) était particulièrement bas cette année, alors que celui du CE1D (l’épreuve commune au terme du premier degré de l’enseignement secondaire) n’est toujours pas connu, s’inquiète l’association, à quelques jours de la rentrée scolaire.

Seuls 85,5% des élèves de sixième primaire ont réussi le CEB en juin 2017, soit le taux de réussite le plus bas des huit dernières années. Les résultats du CE1D, eux, n’ont pas été communiqués. «Il faut craindre qu’ils soient catastrophiques, eux aussi», redoute l’ASBL qui réunit des parents d’élèves «luttant contre l’échec et l’abandon scolaire».

Si les résultats au CEB doivent encore être analysés finement, les variations parfois importantes du taux de réussite d’une année à l’autre tiennent surtout au niveau de difficulté de l’épreuve elle-même, selon plusieurs spécialistes. Pour les parents et les enfants, ces variations sont dès lors «totalement inacceptables», estime l’association: «il s’agit d’une question d’équité entre les élèves d’année en année».

L’ASBL Échec scolaire demande en conséquence qu’on réfléchisse à la manière de ramener un taux d’échec démesurément élevé «à un niveau comparable à celui des cohortes des années où il était meilleur». D’autres pays ont déjà mis en place ce genre de procédure, souligne-t-elle.

Les élèves qui ont raté les épreuves peuvent certes obtenir leur CEB en délibération de l’école. Mais «il est illusoire de se dire que le conseil de classe va réparer cette énorme différence entre les cohortes», regrette l’ASBL.

La réflexion doit être menée d’urgence alors que le Pacte pour un enseignement d’excellence prévoit un certificat à l’issue du tronc commun, conclut le groupe d’entraide.