BELGIQUE

Voici les visages du nouveau gouvernement wallon

Le casting du nouveau gouvernement wallon est au complet. Il compte sept ministres, soit un de moins que l’exécutif précédent.

Chastel a dévoilé le casting MR du gouvernement sur Twitter. Willy Borsusen prendra la présidence. Il sera remplacé au gouvernement fédéral par Denis Ducarme.

Willy Borsus, désigné mercredi par le MR pour devenir sous peu le nouveau ministre-président du gouvernement wallon, a dit compter sur une majorité «courte numériquement, mais déterminée» pour mettre en oeuvre sur un délai très court de deux ans plusieurs réformes à même de «faire décoller la Région wallonne».

Il compte aussi mieux articuler les politiques régionales et fédérales, notamment en s’investissant dans le comité de concertation.

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Le réformateur sera épaulé de deux vice-présidents dont, pour la première fois à ce poste en Région wallonne, une femme en la personne d’Alda Greoli (cdH).

La vice-présidente cdH du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles endosse ainsi une double casquette et reprend à Namur la place de Maxime Prévot, dont elle fut cheffe de cabinet. Mme Greoli sera ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Egalité des Chances, de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Infrastructures de la Petite Enfance.

Le second vice-président sera Pierre-Yves Jeholet (MR), qui avait succédé en 2014 à M. Borsus comme chef de file des libéraux au parlement wallon. Il endossera le portefeuille de l’Economie que détenait Jean-Claude Marcourt pour faire vivre le Plan Marshall, mais aussi ceux de l’Emploi et la Formation que détenait Eliane Tillieux.

L’autre poids lourd du MR au parlement wallon, Jean-Luc Crucke, devient ministre du Budget et de l’Energie, deux compétences où il s’est illustré en tant que député. Il endosse aussi les Aéroports, que détenait jusqu’ici le cdH René Collin, également au casting du nouveau gouvernement.

Le Luxembourgeois rempile quant à lui dans ses compétences de l’Agriculture, de la Nature, des Forêts, de la Ruralité, de la délégation à la Grande Région, et hérite du Tourisme et du Patrimoine. Sous l’autorité gouvernementale de Willy Borsus (avec qui il s’est opposé à plusieurs reprises sur les dossiers agricoles), René Collin aura la particularité d’être son rival plus que probable pour les élections communales de 2018 à Marche-en-Famenne.

«Ce serait une erreur de considérer que les enjeux locaux vont influencer significativement la bonne marche d’un travail mené au niveau régional», a commenté. Borsus. Il plaide la complémentarité dans les objectifs plutôt que l’exacerbation des oppositions.

 

 

Carlo Di Antonio (cdH) rempile et devient le vétéran du gouvernement wallon, où il siège depuis près de six ans. Il sera ministre en charge de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, des Zones d’activité économique, de la Sécurité routière, de la Mobilité, des Transports et du Bien-être animal.

Enfin, la députée wallonne Valérie De Bue (MR) devient ministre des Pouvoirs locaux, du Logement et des Infrastructures sportives. Avec elle et Mme Greoli, le gouvernement wallon, réduit de huit à sept unités, double aussi son nombre de ministres féminines.

Le casting est complété par la confirmation d’André Antoine (cdH) à la tête du Parlement de Wallonie. Le MR et le cdH se partagent ainsi à part égale les postes ministériels et la présidence de l’assemblée, alors que le MR pèse deux fois plus que le cdH en nombre de députés (25 MR pour 13 cdH).

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La motion de méfiance constructive a été déposée

La motion de méfiance constructive contre le gouvernement PS-cdH sortant a été déposée mercredi en début d’après-midi au Parlement de Wallonie, a-t-on appris auprès de son président André Antoine.

Un délai de 48 heures est donc ouvert avant qu’elle ne puisse être mise au vote en plénière, afin que l’assemblée élise dans la foulée le nouveau gouvernement MR-cdH. Une conférence des présidents se réunira jeudi pour déterminer quand cette plénière pourra se tenir.

La fixation de la date de cette séance devra prendre en compte l’avancée de la grossesse de deux députées de la majorité, dont les votes sont nécessaires pour atteindre les 38 voix d’une majorité dans l’assemblée wallonne.

 

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