JUDICIAIRE

Des nouvelles fouilles dans l’affaire des tueries du Brabant: «Beaucoup de gens sont nerveux maintenant que l’on fouille» dit l’informateur (Vidéo)

Des armes ayant servi aux tueries du Brabant auraient été cachées dans des étangs à Adinkerke. L’information à la base de ces fouilles serait vieille de onze ans.BELGA

Trois étangs d’Adinkerke sont actuellement fouillés par les enquêteurs en charge de la cellule du Brabant wallon. Un informateur avait signalé que des armes utilisées lors d’un braquage de 1985 pouvaient y avoir été jetées.

Selon le parquet de Charleroi, les lieux avaient fait l’objet d’un sondage sommaire en 2009. Les fouilles actuelles seront plus méticuleuses.

L’informateur avait précisé qu’après le braquage du Delhaize Alost de 1986, une personne en possession d’armes ayant servi aux tueurs aurait jeté celles-ci dans l’un des étangs d’Adinkerke.

Un procès-verbal de 2009 indique qu’un enquêteur s’est rendu sur place avec la police maritime et qu’il a pris des clichés. «Un sondage avait été envisagé mais une information indiquant que le point d’eau avait été dragué en 2005 avait conduit les forces de l’ordre à mener des fouilles sommaires», indique le procureur du Roi du Hainaut, Pierre Magnien. «Or, ce dragage n’a jamais eu lieu. Afin de fermer cette porte, les enquêteurs ont décidé de mener des fouilles plus minutieuses. Le 11e bataillon du génie civil de Burcht plonge actuellement dans ces eaux peu profondes. Il n’ont pour l’instant rien trouvé en relation avec les Tueries du Brabant.»

L’informateur qui a fourni ce renseignement a témoigné, de manière anonyme, lundi dans l’émission Terzake sur la VRT.

Lors de son témoignage à Terzake, l’informateur s’interroge sur l’enquête: «veulent-ils vraiment trouver ces armes?» Il demeure néanmoins convaincu que celles-ci se trouvent toujours dans l’étang. «Pourquoi ne s’y retrouveraient-elles plus? Je suis le seul qui savait. Avec la police fédérale.»

«Beaucoup de gens sont nerveux maintenant que l’on fouille», a-t-il encore affirmé.

Il prétend avoir obtenu l’information de Patrick Pilarski, un criminel qui affirmait bien connaître les tueurs du Brabant, mais qui n’a plus donné signe de vie depuis une dizaine d’années. Le père de M. Pilarski aurait laissé les armes dans l’étang.


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