HASTIÈRE

PHOTOS | Adamo, jamais sans ma mie et les roses à Hastière

Adamo, îcone italo-belge, a donné hier soir, à Hastière, un concert intense en souvenirs et en succès des douces années 60.

Ils sont des poignées à l’attendre fiévreusement, dans le jardin de Michel Darasse, l’organisateur du Festival. Ce sont des hommes et des femmes dont «C’est ma vie», «Tombe la neige», «Sans toi ma mie» et tant d’autres semblent s’être gravées dans la mémoire.

Le concert est terminé, on y reviendra, mais le chanteur-compositeur aux 500 chansons va devoir encore donner de son élégante personne. De la porte arrière de la terrasse privée à sa Lexus stationnée sur le gazon du jardin, mains et smartphones se tendent amoureusement vers lui. A 73 ans, il demeure l’îcone d’une Belgique merveilleuse, inspiratrice de tant de mélodies romantiques et sentimentales.

«Salvatore, salvatore...» Il ne pourra pas contenter le besoin de souvenirs de ce petit monde euphorique. Il s’excuse presque de devoir partir avant de répondre aux sollicitations de tous ceux qui veulent s’immortaliser avec lui, il signe des biographies racontant son parcours de vedette des années soixantaines dont le succès perdure, signe de sa sincérité et d’un respect profond pour ce public qui ne l’a jamais boudé.

Le service de sécurité fait ce qu’il peut pour lui frayer un passage. Les voilà tous à présent scotché autour de sa voiture. «Bravo Salvatore, bravo, merci merci merci...»

Les compliments se perdent dans cette nuit nationale à l’heure des feux d’artifice.

Aurevoir, aurevoir fait-il par la fenêtre ouverte, comme déchiré de devoir prendre congé de tant de gens qui l’aiment.

«L’amour n’a jamais tort»

La voiture franchit l’allée où une seconde vague d’admiration se lève, avec des gens qui s’approchent audacieusement.

«Ma maman, elle a 92 ans, elle a connu vos parents, elle vous suit depuis toujours...»

Les mains se lèvent, applaudissent, la clameur retentit dans la rue Marcel Lespagne. La voiture finit par retrouver un bitume dégagé.

Adamo quitte Hastière au terme d’un concert parfait qui est allé crescendo, sans nuages et sans douche nationale.

Un peu après 21 heures, Madeleine Darasse l’a annoncé triomphalement. «Il est là, celui qui fait rayonner la Belgique aux quatre coins de monde, il est là chez nous, il nus fait cet honneur, Salvatore & Adamo.» Triomphe...

Il a chanté les plus belles, celles qui ont ciselé sa quasi-légende, son bonheur d’aujourd’hui à pouvoir encore chanter, qui ont transformé en patrimoine belge son inépuisable répertoire.

Extraits de tant de musiques et de poésies des belles années 60, qu’on fredonne de mémoire, et reprises en choeur, accompagnées de frénétiques claquements de mains...

«J’avais oublié que les roses sont roses, que les bleuets sont bleus...»

«Je sais, tout est fini, j’ai perdu confiance...»

«Petit bonheur, deviendra grand...»

«Vous permettez Monsieur, que j’emprunte votre fille ...»

Les ritournelles et les hommage s’enchaînent, aux femmes, aux amoureux, à la paix, aux victimes de la barbarie, aux filles du bord de mer, à la vie, «qui nous fait subir tant de choses mais sans oublier ce vibrant merci à Madeleine et Michel Darasse, follement applaudis pour leur enthousiasme.

Et le voilà qui danse à présent, qui fait des ronds sur scène, qui salue la main sur le cœur, à l’ancienne. Il avait raison de dire combien vivre cela, après pareille carrière, demeure un privilège. Quel artiste !

Ah, ils lui auraient bien dit, tous ces gens admiratifs de la rue attendant sa sortie : « Merci Salvatore, pour tant d’amour, d’amitié, qui n’ont jamais tort...»


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