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À 77 ans, Edmond Petit pète encore la forme

À 77 ans, Edmond Petit pète encore la forme

Edmond Petit s’entraîne encore trois fois par semaine et court 10 km en une heure sans souci. EDA

Le Marchois a débuté la course à pied en 1968. Il enchaîne encore des dizaines de kilomètres par semaine.

La course à pied fait partie de ces rares sports où l’on voit des personnes de tout âge s’aligner sur des compétitions. Edmond Petit appartient à cette catégorie, dont le poids des années n’a pas d’emprise sur la pratique de son loisir favori.

À 77 ans, le Marchois enchaîne encore plusieurs dizaines de bornes par semaines. Il est aussi une figure emblématique du challenge Famenne-Ardenne. Bien entendu parce qu’il est en est un assidu, mais aussi parce qu’il est le seul coureur classé en vétérans 4, la catégorie des plus de 70 ans. «Je suis premier et dernier, plaisante Edmond Petit. Lorsque l’on me demande mon âge, je réponds que je n’ai plus l’âge de jouer aux jeux de société.» L’année prochaine, cela fera un demi-siècle qu’Edmond Petit a enfilé sa première paire de running, en 1968.

«Licencié en notariat, je travaillais chez le notaire Pierard et je profitais de mon temps libre pour aller courir. Je me suis inscrit au CAF, le club d’athlétisme de Marche, dont je suis encore administrateur, explique Edmond Petit. Ma première compétition fut un cross à Wellin. J’ai toujours préféré courir dans la nature, mais à l’époque, il n’y avait pas de compétitions de jogging. Il n’y avait que le cross, et en hiver uniquement. Ce n’est que dans les années 70 qu’on a vu les courses réellement apparaître. Je devais avoir 33 ans lorsque j’ai pris part à mon premier marathon, à Neuf-Brisach en Alsace.»

Et le moins que l’on puisse dire est que la distance mythique a eu bon goût pour ce membre du CAF, puisque dans la foulée, il a enchaîné les 42 km 42 fois! Et a terminé tous ses marathons – le meilleur en 3 heures et 4 minutes à Metz – à un près. «J’ai abandonné à deux kilomètres de l’arrivée lors du marathon Courtrai-Bruges, déclare Edmond Petit. Il n’y avait déjà plus d’eau au second ravitaillement. J’ai vu une ambulance et je suis monté dedans. Je n’étais pas mal, mais je râlais sur l’organisation.»

Les joggeuses d’Edmond

Depuis 1968, Edmond Petit ne compte plus les milliers, voire même les dizaines de milliers de kilomètres qui affolent sa montre. «À l’époque, je courais 80 km par semaine, précise-t-il. Je n’ai jamais suivi d’entraînement spécifique, j’ai toujours couru pour le plaisir plutôt que pour les résultats, et je n’ai jamais été blessé. Je m’entraîne encore trois fois par semaine, les mardi, jeudi et samedi. Nous sommes un groupe d’une quinzaine, dont pas mal de femmes. Lors des courses, certaines d’entre elles s’inscrivent avec pour nom de club ‘‘Les joggeuses d’Edmond’’.»

Edmond Petit ne semble donc pas se lasser, loin de là. «Je prends toujours le même plaisir à respirer le bon air de la nature, à me sentir en forme et à partager du temps avec les autres joggeurs», clame-t-il. Preuve qu’il pète encore la forme, Edmond Petit boucle encore sans problème un 10 km en une heure. Et il y a une dizaine de jours, il a bouclé les 16 km du trail d’Oster, après avoir dompté quelques murs. Edmond Petit a la ferme intention d’encore parcourir un maximum de kilomètres. Histoire de garder la forme!

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