COUP DE COEUR DU MOIS

La maladie de Lyme n’a pas arrêté Benedict Therer

La maladie de Lyme n’a  pas arrêté Benedict Therer

Tennisman à Neufchâteau et pongiste à Bras, Benedict Therer apprécie aussi la course à pied. Un véritable addict au sport. ÉdA – 302091692347

À 52 ans, malgré une galère de 15 mois due à la maladie de Lyme, Benedict Therer, marathonien et traileur, s’est remis au sport. Son témoignage.

Benedict Therer est notre coup de cœur du mois. À 52 ans, le Bastognard, aujourd’hui installé à Léglise, a repris le sport après avoir été frappé par la maladie de Lyme. Quinze mois de galère pour ce passionné, addict au sport. Aujourd’hui, il a repris le tennis et le tennis de table. Il évolue en tennis de table avec le club de Bras et avec la nationale de Neufchâteau en tennis. Il retrouve petit à petit la condition physique qui a toujours été son point fort. Avec Neufchâteau, il peut se targuer d’une victoire au physique et au mental, en trois sets et après trois heures de jeu, contre le défenseur anderlechtois Olivier Deschacht, affilié dans un club gantois.

Benedict Therer, comment avez-vous débuté votre carrière de sportif?

De 10 à 17 ans, j’ai débuté comme footballeur au Léo de Bastogne. Déjà à cette époque, je donnais tout ce que je pouvais pour mon équipe. Mais je détestais les contacts et ma petite taille ne m’avantageait pas. Quand j’ai annoncé à mon père que j’arrêtais le foot, je l’ai vraiment déçu.

Mais la passion du sport vous a vite rattrapé. Comment vous êtes-vous orienté vers le tennis de table?

J’étais élève au Séminaire de Bastogne où nous jouions des parties interminables de ping-pong chez le doyen. Je ne me débrouillais pas mal et j’aimais ce combat où on se donnait des coups par l’intermédiaire d’une balle et où un filet évitait le contact direct avec son opposant. J’ai joué pendant cinq ans à Bastogne avant d’être contacté par Patrice Mullenders, qui m’a attiré à Virton. J’y suis resté huit ans et j’y ai évolué avec Mehmedovic, Higuet et Lambot. J’ai atteint B4 comme meilleur classement.

Puis, très vite, les plus grosses balles jaunes du tennis vous ont séduit?

Je ne pouvais pas vivre sans le sport. La saison de tennis de table s’arrêtait quand celle de tennis débutait. Le tennis était le complément parfait pour meubler la saison creuse. En tennis, j’ai atteint le plus petit des classements négatifs, B-2/6.

À 33 ans, vous décidez d’arrêter les sports de balles. Qu’est-ce qui a motivé ce changement d’orientation?

Depuis longtemps, j’avais une attirance pour l’athlétisme, mais je n’avais jamais franchi le pas, retenu par une forme d’appréhension de la souffrance que ce sport demande. Je me suis inscrit à Dampicourt où j’ai débuté par la piste. Puis progressivement, je me suis orienté vers les courses de fond, sur 3 000 mètres d’abord, pour m’orienter finalement vers le semi-marathon et le marathon. Je me rendais compte que plus j’accumulais les kilomètres, plus je me sentais bien. J’ai couru, entre autres, les marathons de Berlin et Amsterdam. J’ai réalisé ma meilleure performance au marathon de Berlin (2 h 38).

Puis un jour, vous avez senti que vous n’avanciez plus, que votre corps vous abandonnait?

J’étais fatigué. Chaque semaine, j’ai l’habitude de courir 70 km. Je ne parvenais plus à courir que la moitié. Une prise de sang a décelé que j’avais contracté la maladie de Lyme à la suite d’une piqûre de tique. J’ai été mis sous antibiotiques pendant cinq mois. Le sport m’était fortement déconseillé. Pour moi qui ne sais pas vivre un jour sans sport, c’était une catastrophe. D’autant plus que je me préparais pour le Trail du Mont Blanc. J’avais décidé de mettre ce trail de 119 km en 22 heures comme point d’orgue pour finir ma carrière en beauté.

Aujourd’hui, vous avez repris le sport. Comment allez-vous?

J’ai repris le tennis et le tennis de table, cela va de mieux en mieux, mais je n’ai pas encore retrouvé la totalité de mes moyens. La course me manque, j’espère pouvoir refaire des trails.


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