MONDE

«N’oublions pas que l’horreur ne prend jamais de vacances»: la campagne choc d’Emmaüs

En ce mois de juillet, nombreux sommes-nous à avoir la tête à la plage. Mais n’oublions pas qu’il n’y a pas que des vacanciers qui veulent atteindre les plages de la Méditerranée…

Le ronflement des vagues qui bercent un château de sable, des vacanciers qui se prélassent sous le soleil et les pieds dans l’eau… La belle carte postale!

«Chaque année, ils sont des milliers à partir», nous informe la vidéo. Une information tronquée, car on ignore de qui il est question. Sait-on à peine quelques secondes plus tard qu’ils viennent seuls ou en famille. Les images de joie nous laissent présumer qu’on parle de vacanciers. Jusqu’à ce que, sur le même air de violon, la suite du texte ajoute qu’«ils laissent tout derrière eux… pour tenter de trouver la paix.»

Le plan aérien s’élargit, la musique prend une tournure plus grave. Les vacanciers ne sont pas les seuls allongés sur cette plage. À côté d’eux, d’innombrables corps s’allongent sous des draps, pour former une mise en scène macabre.

L’esprit des vacances est parti à son tour, et laisse à la place un sentiment de gêne créé par ce contraste. Si la Méditerranée nous inspire le farniente, c’est aussi et surtout un danger mortel pour les milliers de migrants qui tentent la traversée chaque année. Tous n’atteignent pas les rivages européens, et parmi ceux qui y parviennent, ils ne sont pas tous en vie à leur arrivée.

Au travers de cette vidéo, Emmaüs France veut rappeler que les drames continuent de se jouer en Méditerranée, et d’autant plus lors des mois d’été. La mer étant plus clémente, plus de migrants mettent leur vie en péril pour rejoindre le vieux continent. Tout comme l’horreur, l’action d’Emmaüs ne prend pas de vacances. Baptisée «Article treize», cette campagne veut rappeler au monde le contenu du 13e article de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

«

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

»