Pecq

Des armes prohibées et des contrefaçons saisies dans le Val de l'Escaut

La police du Val de L’Escaut a opéré un joli coup de filet mercredi, lors d’un contrôle routier sur son territoire. Des armes de type «Taser» ont notamment été saisies.

Lors d’un contrôle routier planifié ce mercredi, la zone de police du Val de l’Escaut a interpellé sur son territoire un automobiliste transportant diverses armes prohibées et des contrefaçons de vêtements.

La police n’a pas précisé la nationalité de l’automobiliste contrôlé, sachant que l’on se situe ici dans une zone frontalière sensible où l’on passe de France en Belgique - et inversement - sans même parfois s’en rendre compte. Les polices des deux pays se rencontrent par ailleurs régulièrement pour mener des opérations conjointes, échanger leur expérience de terrain et pour développer des stratégies communes - ou tout au moins complémentaires - de lutte contre la criminalité transfrontalière.

L’automobiliste intercepté ce mercredi transportait plusieurs armes prohibées, dont des armes de type «Taser» - lesquelles sontcapables de paralyser un adversaire en envoyant une puissante décharge électrique - et des sprays lacrymogènes. À l’heure où les infos circulent plus vite sur la toile que dans les salons de coiffure, personne n’ignore qu’il est possible de se procurer ce type d’arme très facilement sur Internet. Comptez moins de 55€ pour un «Taser» ou une arme similaire inspirée de cette marque désormais célèbre, et entre 3 et 5€ pour une «bombe».

Des armes qui sont donc à la portée de toutes les bourses, même les plus mal intentionnées.

La police a également saisi des vêtements de marques contrefaites dont celle, bien connue, à l’effigie d’un petit crocodile. Ici aussi, certains sites - notamment chinois - proposent l’acquisition de ce type de produits à des prix défiant toute concurrence...

Et quand on sait que des dizaines de milliers de colis internationaux à l’intention de particuliers arrivent dans notre pays chaque jour, via la poste, mais aussi via les transporteurs privés, on comprend que les douaniers ne peuvent avoir les yeux partout…