LIÈGE

Les défenseurs de l’Hôtel Rigo n’abandonnent pas leur combat

A Liège, la destruction de l’Hôtel Rigo est plus qu’imminente après le rejet du recours de deux associations voulant empêcher sa démolition. Mais elles gardent l’espoir.

Deux associations militant pour la préservation du patrimoine liégeois, le Vieux-Liège et SOS Mémoire de Liège, n’abandonnent pas leur combat pour sauver l’Hôtel Rigo, immeuble de style néo-mosan construit en 1916 et situé dans le quartier des Guillemins à Liège.

Cette maison gêne les autorités dans leurs projets de développement du quartier, qui souhaitent dès lors la démolir.

Etant donné que le conseil d’Étata rejeté en avril dernier un recours en suspension du permis de démolir, la destruction n’est plus qu’imminente.

Les associations ont tout de même demandé mercredi aux autorités liégeoises de ne procéder qu’à la démolition du building voisin.

Selon les deux associations, la Ville souhaite démolir l’Hôtel Rigo parce qu’il cacherait la vue sur la gare des Guillemins depuis la nouvelle passerelle, qui relie la gare au parc de la Boverie.

Une autre fonction pour l’Hôtel Rigo

Pour elles, il ne sera pourtant pas possible de voir intégralement l’œuvre de l’architecte espagnol Calatrava, «peu importe où l’on se place, […] notamment en raison du Centre du design qui vient empiéter sur la rue Paradis. En outre, les végétations prévues dans le projet (de la Ville, NDLR) empêcheront d’avoir une vue dégagée sur la gare».

La Ville a répondu qu’il était inconcevable de maintenir une façade aveugle une fois le bâtiment voisin démoli.

Les associations affirment que la maison Rigo pourrait remplir diverses fonctions, comme devenir un accueil touristique. Pour Éric Lorenzi, architecte soutenant la démarche des deux ASBL, cela «permettrait aux voyageurs qui arrivent à la gare de se procurer directement des informations sur Liège» alors qu’ils doivent pour l’instant se rendre dans le centre-ville. «On pourrait aussi y installer une brasserie au rez-de-chaussée.»

Les associations ajoutent que des investisseurs se sont montrés intéressés par la réaffectation de la maison Rigo et soulignent qu’elles avaient récolté plus de 4.000 signatures pour leur pétition remise en mars 2016 au conseil communal de Liège.