BRUXELLES

Il fume sa drogue dure aux yeux des passants dans le quartier Alhambra: les riverains dénoncent

Il fume sa drogue dure aux yeux des passants dans le quartier Alhambra: les riverains dénoncent

Les images de ce toxicomane biberonnant sa dose en pleines après-midi choquent le comité de quartier Alhambra. Et pas que lui. Facebook/Comité de quartier Alhambra

Un junkie qui s’allume sa pipe à héroïne en fin d’après-midi, alors que les enfants jouent dans la rue: c’est un peu le quotidien des habitants du quartier Alhambra, à l’est du Pentagone bruxellois. Le comité de quartier réagit sur Facebook.

L’homme est assis sur l’appui de fenêtre. Il prépare sa mixture puis, tranquillement, l’allume. C’est le début de soirée, jeudi 6 juillet. L’homme s’offre une dose de drogue dure, de l’héroïne à inhaler dans une pipe. Il faut beau, la rue Jean Népomucène, dans le Pentagone bruxellois, est en cul-de-sac. Près de cette scène sortie droit des séries américaines, les passants vaquent à leurs occupations estivales et les enfants jouent dehors.

La scène est filmée par un riverain, membre du Comité Alhambra. Elle se passe de commentaire mais en génère évidemment beaucoup. Car pour dénoncer ce que l’association de quartier voit au quotidien, la vidéo a atterri sur Facebook.

«Les problèmes de drogues s’accentuent dans le quartier. Non seulement, des junkies se promènent en permanence dans nos rues en ayant un comportement particulièrement agressif, mais certains n’hésitent pas à se piquer sur le pas de nos portes. La prostitution de rue sauvage est déjà difficile à dire, mais cette combinaison est vraiment impossible», explique le comité de quartier Alhambra, qui précise «avoir envoyé la vidéo à la police locale et à l’asbl BRAVVO», histoire de faire bouger les choses.

Le futur Bourgmestre de Bruxelles Philippe Close dit avoir entendu cette nouvelle bouteille jetée à la mer par les habitants d’un quartier par épargné, entre des rues connues pour la prostitution et la station de métro Yser prise pour refuges par les toxicomanes depuis que le piétonnier complique leurs habitudes dans le centre.

«La police de Bruxelles et la police du métro travaillent ensemble sur cette problématique. Ils ont mené plus de 10 opérations par rapport à cela», assure le socialiste au micro de nos confrères de BX1. «On mène aussi des opérations de santé public, notamment avec les associations Transit et Dune, pour venir en aide aux toxicomanes». Les dires du maïeur sont confirmés dans La Capitale par la police de la zone Bruxelles-Ixelles. «La drogue est une priorité», assure sa porte-parole Ilse Van de Keere.


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