DOUR FESTIVAL

Quand Johnny foulait la scène de Dour...

Le Dour Festival a beau être le temple revendiqué des musiques alternatives, le site a vu passer son lot d'artistes "hors format". Pour certains, c'est passé comme une lettre à la poste. Mais pour d'autres...

Alors que la 29e édition du festival de Dour débute ce mercredi 12 juillet, on jette un petit coup dans le rétro de cet événement qui se revendique comme la grand'messe de la musique alternative et de la découverte.

Mais à Dour, il est déjà arrivé de croiser des artistes dont le public ne se marie à priori pas avec celui du festival. Comme c'est le cas avec Johnny Hallyday, qu'on imaginerait mal sur la Last Arena succéder ou précéder Die Antwoord par exemple.

Pourtant, la légende du rock français s'est déjà produite sur le site de la Machine à Feu: c'était le 15 juillet 1996. Johnny portait à l'époque cheveux longs et veste zébrée. Sa tournée d'été intitulée Lorada Tour avait débuté trois jours plus tôt à La Rochelle et faisait étapes dans deux villes belges: Dour et Spa, pour les Francos.

Que les Douristes puristes se rassurent: Johnny ne se produisait pas dans le cadre du festival, mais le lendemain de sa clôture. 15.000 personnes environ ont assisté à sa prestation, et le début de son concert clôturait le JT du 15 juillet 1996 de la RTBF. Autre artiste également hors-cadre et insolite à s'être produit à Dour: Rémy Bricka, l'homme-orchestre. Sa bonne humeur, ses chansons joyeuses et sa dégaine hilarante ont conquis le festival et les spectateurs, au point de devenir une coqueluche. La vidéo ci-dessous est un reportage qui lui est consacré en 2002. Rémy Bricka remettra le couvert l'année suivante à Dour.

Mais tous les artistes "décalés" n'ont pas reçu un aussi bon accueil. Rémy Bricka, ça passe, il est drôle et sympathique. Par contre, Patrick Juvet doit sans doute encore se souvenir de sa venue à Dour en 1996, malgré un passage très éclair sur scène. 30 secondes après l'entame de son titre "I Love America", il doit déguerpir sous une pluie de gobelets de bière et de conserves de tomates pelées!

Autre artiste mal reçue par une frange du public: Diam's en 2004, qui abdique après une chanson suite à divers lancers de gobelet. Juste après elle, c'est Sniper qui prenait possession de la scène...Et là, tout se passe sans anicroche, alors que le groupe est à l'époque tout aussi médiatisé que la rappeuse. Allez comprendre...

Treize ans plus tard, le rap et le hip-hop sont omniprésents à Dour: la majorité des têtes d'affiche sont affiliées d'une manière ou d'une autre à ce courant et une scène, la Boombox, lui est entièrement dédiée. Les temps ont changé et si Diam's revenait, elle pourrait sans doute terminer son set sans encombre. Par contre, Patrick Juvet...


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