CYCLISME – TOUR DE FRANCE

Les Belges ont uni leurs forces, en vain…

Les Belges ont uni leurs forces, en vain…

Greg Van Avermaet, Jan Bakelants et Serge Pauwels se sont mis en avant sur les routes vers les Rousses. Mais c’est un Français qui s’est imposé. Photo News

Greg Van Avermaet, Serge Pauwels, Jan Bakelants, mais aussi Philippe Gilbert et Thomas De Gendt ont attaqué. Mais ils n’ont rien pu faire contre le Français Calmejane, vainqueur en solitaire.

Quand on leur avait parlé de cette étape de samedi, plusieurs Belges, à l’aise lorsque le parcours est accidenté, n’avaient pas caché avoir une idée derrière la tête. Leur idée c’était de donner libre cours à leur tempérament offensif sur les routes menant aux Rousses. Et cette journée aurait pu être très belle pour notre pays. Philippe Gilbert, Thomas De Gendt, Jan Bakelants, Serge Pauwels et Greg Van Avermaet ont animé l’étape. Finalement, ce n’est que dans la dernière montée vers la station de skis du Jura que Van Avermaet, puis Pauwels ont dû laisser filer le Français Calmejane, vainqueur en solitaire.

«J’ai des fourmis dans les jambes. Après quelques journées plus calmes, je me sens nerveux. J’ai envie d’essayer quelque chose. Cette étape peut me convenir même si je ne suis pas le seul à avoir envie de passer à l’offensive», avait lancé le champion olympique le matin à Dole. Il a tenu parole. Dès le début, il a mis le feu aux poudres. Mais cela n’a pas porté ses fruits. «Ça a été très nerveux dès le début et moi, j’adore ça, sinon j’ai tendance à m’ennuyer, dit-il après l’arrivée. J’ai provoqué les choses, ai été à la base de l’échappée. J’espérais me retrouver dans un bon groupe mais, malheureusement, il y avait des bons grimpeurs à mes côtés. Dès ce moment-là, je savais que ce serait très difficile pour moi de m’imposer. Je suis content de mes jambes, de ma forme. Mais ce n’était pas suffisant pour enlever l’étape.»

À vingt bornes de l’arrivée Van Avermaet n’a, en effet, plus pu suivre le rythme imprimé par Calmejane. «On a rapidement vu qu’il était très fort. Il avait l’air facile. Au pied de la dernière ascension, il a fait mal à tout le monde. Il était au-dessus du lot et méritait de l’emporter aujourd’hui.»

Le Waeslandien s’estime satisfait de sa journée et compte ne pas en rester là. «Je vois que la forme est présente. Je tenterai encore ma chance. Et, cette fois, j’espère que j’irai au bout.» On sait qu’il a déjà cerclé de rouge le samedi 15 juillet. Ce jour-là, le peloton arrivera à Rodez, là où il avait réglé Peter Sagan au sprint voilà deux ans.

Serge Pauwels a pensé au maillot jaune

Finalement, Van Avermaet a franchi la ligne 13 minutes après le vainqueur du jour, Thomas Degand terminant meilleur Belge (24e à 50 secondes). Quant à Serge Pauwels, il fut le dernier de nos compatriotes à perdre le contact de Calmejane, à 17 bornes de l’arrivée. «Passer presque toute la journée devant est très éprouvant. Je pense sincèrement que je payerai ce dimanche les efforts consentis, réagit le coureur de l’équipe Dimension Data. Quand tu pars de loin comme ça, même avec un groupe, tu sais que c’est souvent voué à l’échec mais je préfère essayer que rester caché dans le peloton. Je veux essayer d’aller chercher une victoire d’étape.» Ce samedi, Pauwels avait une belle envie. «En partant dès le début, j’espérais parvenir à prendre le maillot jaune parce que je n’étais pas trop mal au général. Mais bon, il aurait fallu que personne ne roule derrière. Or les Sky ont contrôlé la course.»

De tous les Belges, c’est finalement Tim Wellens qui a vécu la plus terrible journée. Sans doute accablé par la chaleur – on connaît son allergie au soleil -, il a terminé avant-dernier de l’étape à 37 minutes de Calmejane.

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