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Namur: évacuation très musclée des mendiants (vidéo)

La protestation des mendiants de Namur s’est terminée dans la violence.

Vendredi soir, une manifestation pacifique a eu lieu sur la place d’Armes, à Namur. Des mendiants y ont protesté contre le règlement communal qui leur interdit de faire la manche, durant tout l’été, dans le centre-ville. Dans la foulée, les pauvres en colère ont passé la nuit sur place, montant des tentes. Une espèce de sit-in, pour continuer à interpeller tant les passants, que le monde politique. Même si on leur a promis une entrevue à l’hôtel de ville, lundi matin.

Ce samedi, le campement était très animé, au grand dam des autorités locales. Dès 11h, un policier en civil a négocié avec les gens de la rue, afin qu’ils démontent leurs installations. Ce fut refus sur refus. Le policier en question, très diplomate, en référant au fur et à mesure à ses supérieurs. Tandis que les autorités policières attendaient à chaque fois des instructions de la bourgmestre «effective» de Namur, Anne Barzin (MR).

Après des heures, l’ambiance a tourné au vinaigre, quand l’ordre d’évacuation de force a été donné. Il était environ 15h45, ce samedi. Les mendiants ont résisté, on les a évacués manu militari, sans ménagement aucun. L’un des leaders du mouvement, Ludwig Simon, a été littéralement emballé dans sa tente, menotté, puis placé dans un combi. Tandis que d’autres mendiants, et quelques citoyens venus les supporter, hurlaient «Nazis», ou encore «Honte, Honte, Honte».

Incroyable spectacle, au cœur d’une ville bondée en ce samedi de soldes ensoleillé. Le règlement anti-mendicité a pour but d’éviter les désagréments dus aux mendiants, jusqu’ici, c’est plutôt raté!

Les scènes vues hier laisseront des traces. Et un malaise certain.

À voir: les vidéos en annexe. Elles parlent d’elles-mêmes.