FALLAIT L’INVITER

Charlotte se lance dans la chanson, sans autorisation parentale!

Charlotte se lance dans la chanson, sans autorisation parentale!

Fille d’Alec Mansion et de Muriel Dacq, Charlotte a pris son indépendance et démarre dans la chanson avec un premier single «Pars». -

Son premier single «Pars» passe beaucoup sur certaines radios. Charlotte a 26 ans, vit dans la région namuroise, compose, chante et a signé avec une «major». Bon, ça va quand même être difficile de ne pas brièvement évoquer ses glorieux parents…

C’est qu’au départ, sa famille ne l’a pas spécialement encouragée dans cette voie. « Ils m’ont mis en garde. Les difficultés du métier, sa dureté, ses hauts et ses bas, ils connaissent par cœur». Mais voilà, comme elle dit «quand c’est là, c’est là»: Charlotte, née Mansion, ne pouvait pas échapper à son destin, celui de chanter.

« Mais il a fallu du temps pour que je me décide, pour que je me sente prête ». La chanson, la «french pop», Charlotte connaît. Son père, c’est Alec Mansion (alias Léopold Nord, alias «les Chéris» et bien d’autres avatars), et sa mère Muriel Desclée de Maredsous, plus connue sous le nom de Muriel Dacq, reconvertie aujourd’hui dans la culture bio mais dont le tube «Tropiques» est encore dans toutes les mémoires.

Apparemment, la chanson, c’est un peu comme le cyclisme ou la politique: le virus se transmet, qu’on le veuille ou non. « Longtemps, je suis restée quelqu’un qui observait plutôt que d’agir. Il y avait en moi quelque chose qui devait sortir. Et voilà, c’est fait. Et c’est un soulagement et ça ne fait que commencer».

 

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D’abord un groupe de reprises, avant la bonne rencontre et le déclic

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Reprenons par le début. En fin d’humanités, Charlotte s’en va à Paris, accompagner sa sœur Betty, un peu plus jeune et qui se lance comme danseuse et chorégraphe. Et là, elle s’inscrit à des stages au célèbre Cours Florent, qui forme des comédiens. Elle entre directement en deuxième année, termine le cycle de trois ans et puis revient au pays «où le Cours Florent a plus d’impact qu’en France, car là-bas, ils sont très nombreux à le faire ».

Là, elle joue alors dans des clips, des pubs, des courts métrages. « Je décroche aussi quelques boulots classiques». Mais la chanson la démange toujours mais comment trouver l’ouverture ? « J’ai décidé de monter un groupe de reprises. Nous avons même fait les fêtes de Wallonie place d’Armes» En parallèle de ce groupe, la bonne rencontre: «Celle de Nico D’Avell, qui a créé le studio Mistin Music dans le Brabant wallon et est multinstrumentiste. Lui m’a dit que je ne devais pas se contenter de faire des reprises, mais créer mon propre répertoire. J’ai répondu… «tu es sûr?».

C’est le déclic: «Nous nous sommes de suite entendus. Et rapidement on a co-composé une dizaine de chansons». Le style est trouvé: de l’électro-pop un peu grave et lancinante « mais en français. J’y tenais, je ne voulais pas céder à la facilité de chanter en anglais. Mais si sur certains instrumentaux, je me demandais quels mots allaient fonctionner». Charlotte est fan du trio londonien Daughter. «Ce qu’ils font, c’est ce que je voulais faire en français». Le jeune DJ R.O. apporte sa touche à la postproduction des morceaux..

Charlotte « presque par hasard» envoie ses chansons à Alex Germys, producteur et DJ réputé. Celui-ci les fait entendre à Sony Music. Tout le monde accroche! On lui propose «de signer» sans tarder.

C’est là qu’entre en scène l’un des oncles de Charlotte, Hubert Mansion, exilé au Québec mais qui fut dans une vie précédente avocat spécialisé dans le show-biz. « Il a tout supervisé! Quelle chance de l’avoir!».

Une des premières questions à régler fut celle de son nom d’artiste: «On en a discuté en équipe, tout le monde était d’accord que ce soit Charlotte plutôt que Charlotte Mansion. Pour ne pas être que la «fille de…». Même si je suis très fière de tout ce qu’on fait mes parents, et que je n’élude aucune question à leur sujet».

Nous voilà à la sortie du premier single «Pars». «On ne presse plus de CD single aujourd’hui mais la chanson est en vente sur i-Tunes». Elle passe aussi sur Pure, la chaîne «branchée» de la RTBF qui en a fait son « coup de cœur» («Pure like»), le programmant six fois par jour. «On ne peut plus quantifier le succès par des ventes de 45 tours, mais on a les chiffres. 80 000 écoutes sur Spotify déjà, ou 1 500 demandes d’identification via l’application Chazam, ça veut dire quelque chose».

 

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Une robe à la Lana Del Rey sur un clip très mosan

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Un clip joliment décalé et minimaliste (tourné en partie dans des décors mosans et namurois) accompagne la chanson. Un blog bruxellois évoque à ce sujet l’artiste américaine Lana Del Rey comme influence vocale et visuelle (la robe blanche faisant foi).

Tout se met donc en place. Charlotte a désormais un manager, une maison de disques, elle entame les répétitions prochainement avec un groupe, un second single sortira à la rentrée, l’album sortira en 2 018. Elle commencera alors à se produire sur scène.

Et ses parents, au fait, ils en disent quoi de tout ça? « Ils suivent tout ça avec bienveillance, m’aident à relativiser, à m’éviter de tomber trop vite dans l’euphorie, ou le découragement. Mais surtout, ils sont épatés de tout ce que j’ai fait et mis en place ».

Une entrée dans la chanson réussie… avec mention!

https://smebe.lnk.to/CharlottePars


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