TOUCHÉ… Le projet de canal Seine-Nord ne coulera sans doute pas. Mais il pourrait racler le fond un bon moment, si l’on en croit la presse française d’hier.

À vrai dire, c’est plus une confirmation qu’une surprise.

On ne pourra pas dire qu’on n’avait pas vu venir l’affaire (nos éditions du 16 mai).

Certes le président français Emmanuel Macron avait dit que les grands travaux d’infrastructures prévus avant son arrivée au pouvoir ne seraient pas remis en cause.

Mais avec la nomination à Matignon du Havrais Édouard Philippe, adversaire notoire du Seine-Nord tant que de grands travaux n’auront pas été préalablement réalisés sur les ports de mer français, on avait bien senti que le creusement du Seine-Nord n’aurait décidément rien d’un long fleuve tranquille.

Coup sur coup, on vient d’en avoir de nouvelles preuves. Alors que le Gouvernement de M. Philippe chiffre l’ardoise «Hollande» à huit milliards€, la ministre des Transports Élisabeth Borne a déclaré: «L’argent doit prioritairement aller à l’entretien et à la modernisation. L’ajustement se fera donc forcément sur les grands projets» Quant au ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, il a appuyé «nous allons faire une pause et voir au cas par cas».

Chez nous, les travaux d’élargissement de l’Escaut et de reconfiguration du pont des Trous, censés aller de pair avec la liaison Seine-Nord-Escaut, ne sont pas remis en cause à ce jour. On sait qu’il y a eu des recours introduits par des riverains devant le Conseil d’État. Les plaidoiries ont eu lieu fin juin. On attend donc «l’arrêt»…


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