POLITIQUE

Le plein emploi en 2025? L’objectif fait consensus mais les chemins divergent

Le plein emploi en 2025? L’objectif fait consensus mais les chemins divergent

Le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, vise le plein emploi en 2025. Photo News

L’appel lancé mercredi par le ministre fédéral de l’Emploi Kris Peeters à ce que les gouvernements de Belgique visent le plein emploi d’ici 2 025 faisait consensus dans les autres partis en ce qui concerne l’objectif, mais pas sur les recettes à mettre en œuvre pour y parvenir.

Le ministre flamand de l’Emploi Philippe Muyters (N-VA) juge l’objectif réaliste pour la Flandre – moins pour la Wallonie et Bruxelles dit-il -, et à condition que le Fédéral prenne certaines mesures importantes comme la réduction de l’impôt des sociétés (ISoc) et davantage de flexibilité pour le marché du travail.

Défendant aussi ce type de recettes, l’Open Vld insiste sur le renforcement ou la mise en œuvre de douze mesures «libérales» (baisse des charges sur le travail, réforme de l’ISoc, pacte interrégional de mobilité des travailleurs, fixation du salaire sur base des prestations et de la productivité – plutôt que l’ancienneté -, activation des chômeurs de longue durée, dégressivité accrue des allocations de chômage, flexibilité, etc).

Côté socialiste, l’ambition est partagée, mais l’accent est mis sur la réduction du temps de travail, «solution la plus juste pour atteindre le plein emploi sans précariser les travailleurs», selon le PS. A l’inverse, les socialistes redoutent que l’objectif de Kris Peeters aboutisse au «plein de sous-emploi: intérim à durée indéterminée, flexijobs, minijobs, temps partiels subis, etc.». Une préoccupation partagée par le sp.a.

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