MONS

Réunion consacrée à la sécurité à Mons: un coup de com' estime l'opposition

Réunion consacrée à la sécurité à Mons: un coup de com' estime l'opposition

L'opposition n'a pas trouvé son compte dans l'organisation d'une réunion consacrée à la sécurité. Police Mons-Quévy

Après une heure de réunion, les conseillers communaux ont décidé de quitter cette séance informelle.

Hier soir, les conseillers communaux de la ville de Mons avaient rendez-vous pour une réunion consacrée à la sécurité. Le Bourgmestre Elio Di Rupo avait convié tous les élus pour débattre sur ce thème en compagnie de représentants des forces de police. Le chef de la zone de police Mons-Quévy était présent, ainsi que plusieurs autres commissaires.

Une réunion informelle, ouverte au public, sans ordre du jour, le concept a fait tiquer l'opposition, qui a d'emblée désapprouvé la démarche. John Beugnies, conseiller PTB, a d’emblée fait savoir qu’il "ferait parvenir ses propositions par écrit", rapporte la RTBF. Ecolo et MR se prêtent au jeu des questions, mais ont vite l'impression que la réunion ne débouchera sur rien de concret. 

Pour le Bourgmestre Elio Di Rupo, l'objet de la réunion était de recueillir les remarques et suggestions des différents conseillers toute tendance politique, pour nourrir la réflexion sur la politique sécuritaire à Mons. Le débat ne durera pas longtemps: une heure après le début de la réunion, tous les conseillers d'opposition, de chaque tendance, décident de partir.

Dans un communiqué commun, ils justifient leur position: "Les groupes PTB, Ecolo et MR ont décidé de quitter cette réunion informelle sur la sécurité dont l'organisation par le Bourgmestre l'a rendue totalement stérile. Une litanie de questions mais aucune possibilité de prendre des décisions avec des policiers pris en otage de cette opération de communication du PS. 

Cela fait quatre ans que les conseils de police et communaux ont été installés. Nous sommes les seuls à avoir fait des propositions. Pourquoi attendre tant de temps pour une séance de questions sans perspective de décisions, ni même d'annonces nouvelles?"

Et de dénoncer un "show où la police a été placée en situation d'alibi. Il y a urgence pour notre Ville et particulièrement en matière de sécurité. Les citoyens attendent de nous des décisions. Chacun de nos groupes a des propositions sur ces questions qui sont développées en conseil. Que la majorité se positionnent sur celles-ci plutôt que d'organiser une mascarade. Le temps n'est plus aux questions mais aux décisions!"