ESCAPARDENNE TRAIL

Coach Laëtitia recommande le gainage

Coach Laëtitia recommande le gainage

Laëtitia Monfort a terminé l’Escapardenne Trail malgré sa blessure au mollet. X. Desse

Mordue de trail, la Houffaloise est aussi coach sportif. Elle utilise son expérience en tant que participante pour délivrer ses conseils.

Comme la plupart des fans de trail, Laëtitia Monfort vient du monde de la course à pied. Cross scolaires pour débuter, joggings par la suite. Et comme elle le dit si bien: «Le trail, une fois qu’on y a goûté, on ne sait plus s’en passer.» Le trail a pris tellement d’importance dans sa vie qu’elle partage désormais ses acquis à ceux qui souhaitent en profiter, via ses activités de coach sportif. «Par exemple, le gainage a une place importance dans le trail, explique la Houffaloise. Si bien qu’aujourd’hui, j’ai des pratiquants qui viennent uniquement pour travailler le gainage.» Quand elle n’est pas en route pour son travail, on retrouve régulièrement Laëtitia au départ des trails de la région. Pas étonnant, dès lors, de la retrouver au départ de l’Escapardenne Trail, troisième étape du Challenge Haute-Ardenne. Une étape attendue puisqu’elle se déroulait dans sa région. Mais étonnamment, elle avoue avoir découvert des chemins inconnus. «Après 6 km, on passait devant chez moi. Mon copain m’y attendait, mais j’ai mis bien plus de temps que prévu pour y arriver, explique Laëtitia Monfort. Je savais qu’on allait passer par le lieu-dit ‘‘La Roche plate’’, mais l’organisateur avait réservé une petite surprise. On a quitté les sentiers battus pour emprunter des chemins inconnus. La preuve qu’il ne faut pas toujours aller bien loin de chez soi pour être dépaysé.»

«Un seul objectif: terminer»

Pour l’occasion, la Houffaloise avait décidé de passer un cap, celui des 30 km. «Pourtant, je n’affectionne pas spécialement les longues distances, confie-t-elle. Pour en arriver à participer à des ultras, il faut réaliser beaucoup plus de sacrifices que ce que je n’en fais. Mais ici, je me suis quand même lancé le défi de faire la longue distance. Et j’ai bien souffert, des mollets notamment. Mais pas question de ne pas finir. Quand je débute un trail, mon premier objectif, comme celui de la majorité des participants, c’est de terminer. On ne râle pas si on est dépassé par un autre. J’ai franchi la ligne d’arrivée tant bien que mal, mais j’ai atteint mon objectif.» Une fois ses mollets retapés, on retrouvera Laëtitia sur un autre trail. Pour son plaisir bien sûr, mais aussi parce que toutes ses expériences lui sont utiles sur le plan professionnel. «Je retire beaucoup d’enseignements de mes trails et j’ai même des personnes qui viennent expressément chez moi pour bénéficier de conseils et progresser dans cette discipline. C’est toujours plus facile d’apprendre et de progresser en étant soi-même pratiquant.»