Démarche citoyenne

A Saint-Gérard, des jeunes qui s'engagent dans le service citoyen

A Saint-Gérard, des jeunes qui s'engagent dans le service citoyen

Le service citoyen en faveur de la nature a le vent en poupe. Le Ministre est venu s’en rendre compte à l’abbaye. ÉdA – 302035464794

Un service citoyen en faveur de la biodiversité, ça existe. À St-Gérard, Ils sont une vingtaine de jeunes à s’être engagés volontairement .

Ils sont une vingtaine de jeunes à s’être engagés volontairement dans un service dit citoyen. Entre autres missions possibles, ils ont choisi de donner six mois de leur vie à la biodiversité, ce patrimoine si précieux et si malmené par la frénésie humaine à produire et à consommer.

Depuis plus d’un jour, sur le site de l’abbaye de Brogne, ils sont formés aux enjeux de la pluralité biologique. On les a vus désherber la vigne de l’abbaye et gérer la taille des plants. Arpenter un verger. Nettoyer les rues et le ruisseau, fabriquer des nichoirs et des potagers biologiques portatifs en bois de palettes etc.

Qui sont ces jeunes citoyens wallons refusant, à l’ère des robots, la fatalité du chômage et de la morosité? Issus des promotions de janvier et mars 2017, ils participent au projet expérimental, et donc encore balbutiant, du Service Citoyen, lancé en 2011-2013 avant d’être interrompu et relancé en 2016. Ce dernier permet à des jeunes âgés de 18 à 25 ans de s’engager à temps plein sur le terrain de la solidarité et de la philanthropie.

On les retrouve dans les services d’aide aux personnes et aux plus faibles de la société, ou des causes sous-financées. Le 3e âge, l’associatif, l’humanitaire, l’éducation et la culture sont autant de domaines qui manquent parfois de souffle et de bonnes volontés.

La biodiversité du XXIe siècle, victime faible de la rapacité humaine, fait partie des faibles. Elle appelle à la protection de l’environnement à travers un florilège d’initiatives locales portées par de nombreux acteurs dont le Groupe d’action local de l’Entre-Sambre et Meuse), le Contrat de rivière de la Haute Meuse, la coopérative Paysans-Artisans, les ASBL «Jardin Papotes» et «Les bocages» etc.

Le directeur de la Plateforme Service Citoyen, François Ronveaux, plaide avec enthousiasme pour qu’un cadre légal, ou un statut, soit accordé à ces jeunes. Car, actuellement, rien n’est prévu pour eux, ni sécurité sociale ni dispense de l’ONEM à trouver un emploi. Ils peuvent se voir pénalisés.

Les conditions ne sont pas réunies pour permettre un engagement de masse. Le jeune a un statut de volontaire et reçoit une modeste indemnité de 10€/jour.

«Or, souligne le directeur, 63 % des jeunes soutiennent l’idée d’un service civil obligatoire. Il est donc essentiel de créer ce cadre juridique» (à l’échelon fédéral).

Le gouvernement wallon a accordé 60 000€ à la Plate-forme pour le Service Citoyen afin qu’elle développe de nouveaux chantiers et partenariats – (Natagora, le DNF, les parcs et réserves naturels, les fermes d’animation etc.) – en faveur de l’agriculture et de la nature. Sans doute défendra-t-il aussi, en haut lieu, la nécessité d’un statut pour cette jeunesse vaillante, idéaliste et en quête de sens.

www.service-citoyen.be